Solution technique

Pathologie Mieux prévenir le développement de la mérule

En augmentation dans le bâti ancien depuis plusieurs années, la mérule s’avère particulièrement dévastatrice. L’instauration de la loi Alur, qui fixe un certain nombre d’obligations afin d’enrayer cette pathologie lourde, contraint les professionnels à développer des moyens de prévention et de lutte accrus. D’autant que le champignon peut également apparaître dans le neuf.

C’est incontestablement la lèpre du bâti. La mérule, ou serpula lacrymans, est le seul champignon lignivore capable d’attaquer des bois œuvrés à une humidité proche de leurs conditions d’emploi normales – dès 20 % et à des températures d’environ 18-22 °C – et générant des pourritures cubiques qui en altèrent rapidement la résistance mécanique. Plus préoccupant encore, elle est dotée de cordons mycéliens, grâce auxquels elle supporte l’absence d’eau et peut se propager en profondeur dans les maçonneries et mortiers, ainsi que dans des pièces non humides.

Déclaration obligatoire

Sa prolifération est aussi galopante que son apparence répugnante. « Ses premières manifestations s’apparentent à de la barbe à papa ; puis, en phase de fructification, ses spores prennent l’aspect d’un tiramisu », résumait de manière imagée le docteur Faisl Bousta, responsable du pôle microbiologie au laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), lors d’un séminaire organisé à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) par l’institut technologique FCBA et Gipeblor.
Redoutablement coriace, la mérule ne peut être éradiquée que par un traitement d’envergure. Pour...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 347 du 23/12/2015
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