Régions

Paris Une tour triangulaire pour le parc des expositions

Mots clés : Prix d'architecture

Vu de face, c’est un triangle monumental – 200 m à la base, entre 180 et 200 m de hauteur – : plus qu’une nouvelle tour, le bâtiment du parc des expositions de la porte de Versailles à Paris sera un véritable signal urbain, original et inattendu, à l’échelle de toute la capitale.

Rendu public le 25 septembre par Bertrand Delanoë, maire de Paris et Guillaume Poitrinal, P-DG du promoteur Unibail-Rodamco, cet « objet urbain non identifié » a été conçu par les architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron, qui se sont illustrés récemment par la réalisation du stade olympique de Pékin (« le nid d’oiseau ») et en 2001 par leur seul ouvrage construit à Paris, un ensemble de logements dans le XVe arrondissement qui avait reçu le prix de l’Equerre d’argent du Moniteur.

C’est pour Bertrand Delanoë, la première illustration de sa volonté de dépasser enfin le fameux plafond des 37 m de hauteur, imposé à tout édifice parisien depuis plus de trente ans : « Il faut agir pendant la crise, ne pas mettre en panne l’attractivité économique de Paris », dit-il.

Pas d’ombre portée sur les habitations

Positionné à l’entrée principale du parc des expositions, le long de la rue Ernest-Renan, perpendiculairement aux boulevards des Maréchaux – pour ne pas créer d’ombre portée sur les habitations riveraines –, ce bâtiment spectaculaire viendra redynamiser, d’ici à 2012, le principal site de salons et d’expositions français (160 manifestations et 7 millions de visiteurs par an) et valoriser ses atouts : il reste l’un des seuls, parmi ses concurrents européens (Milan, Hanovre, Francfort, etc.), à conserver son implantation en centre-ville. Néanmoins, sans parler de la déprime actuelle du marché immobilier (Unibail-Rodamco est aussi promoteur de la tour « phare » de 300 m de hauteur à La Défense), des incertitudes pèsent encore sur le bâtiment. Notamment son programme, qui reste pour l’essentiel à définir : partant des lacunes actuelles du parc des expositions, le P-DG d’Unibail-Rodamco parle de besoins en surfaces de bureaux permanentes ou temporaires (utilisés par les exposants des salons), de salles de conférences et de réunions, et d’un éventuel hôtel, le tout sur environ 70 000 à 80 000 m2.

Et cette première construction parisienne de grande hauteur depuis trois décennies doit faire l’objet, avec les habitants du XVe arrondissement, d’un processus de concertation, qui sera lancé, selon l’adjointe à l’urbanisme Anne Hidalgo, d’ici à « quelques semaines ».

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