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PARIS La RIVP réalise les premiers logements sociaux parisiens à énergie positive

Mots clés : Efficacité énergétique - Energie renouvelable - Logement social - Marché de lénergie - Politique du logement

Mi-2012, la RIVP livrera 17 logements sociaux à énergie positive, rue Guénot, dans le XIe arrondissement. Conçue par Baudoin-Bergeron avec le BET Pouget Consultants, cette première opération a valeur de test.

En juillet, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) a retenu l’agence d’architectes Baudoin-Bergeron pour la construction de 17 logements sociaux à énergie positive, rue Guénot (XIe arrondissement). Cette première opération parisienne de logement social à énergie positive a valeur de test. « La parcelle d’implantation est banale : orientation est/ouest, présence d’immeubles mitoyens et d’ombres portées. Si l’opération se révèle concluante, alors on pourra construire des bâtiments à énergie positive partout dans Paris », explique Ouerdiane Haddad, chargée du projet à la RIVP.

Solutions pérennes

Egalement composée de Pouget Consultants (BET thermique) et de LGX Ingénierie (BET TCE et économiste), l’équipe de maîtrise d’œuvre a conçu un bâtiment (1 435 m2 Shon) compact et très bien isolé. « Bien que compact, la surface vitrée représente 20% de la surface habitable et tous les grands logements sont traversants », indique Hélène Bergeron. Comme il est assez épais (entre 14 et 16 m), le parti pris de départ a consisté à créer un puits de lumière central regroupant l’escalier et l’ascenseur avec des parois en pavés de verre éclairant naturellement les distributions palières et les pièces humides des logements.

« Pour obtenir un bâtiment à énergie positive, il faut produire autant d’énergie sur le toit qu’on en consomme en dessous, indique Rodrigue Leclech, de Pouget Consultants. Il faut le concevoir d’emblée à faibles besoins énergétiques, via un bâti très bien isolé. Ces solutions s’avèrent aussi pérennes que l’immeuble lui-même. »

Sur une structure porteuse en béton, l’isolation thermique des façades consiste en 24 cm de laine minérale : 12 cm entre une ossature bois et 6 cm de part et d’autre en couches croisées. « La paroi finie, d’environ 30 cm, permet de conserver une habitabilité performante des logements », poursuit Hélène Bergeron. Les baies vitrées (menuiserie bois) sont équipées d’un triple vitrage. Le chauffage est assuré par une chaudière gaz à condensation et le préchauffage de l’eau chaude sanitaire par des capteurs solaires à tubes sous vide (pour gagner de la place en toiture). La ventilation, à simple flux, est hygroréglable avec des ventilateurs basse consommation.

Au final, la consommation en énergie primaire devrait atteindre 39,2 kWh/m2.an, inférieure aux exigences du plan climat parisien (50 kWh/m2.an). Sur le toit, 187 m2 de panneaux solaires photovoltaïques devraient produire dans l’année 54 675 kWh/an, soit une production très légèrement supérieure à la consommation (52 920 kWh/an).

Le permis de construire devrait être déposé en janvier 2010, La livraison est prévue mi-2012. Le budget s’élève à 3,35 millions d’euros HT.

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