Management et prévention Santé au travail

Paris Habitat signe un accord sur le stress

Paris Habitat n’a pas fait les choses à moitié. Si le plan Darcos pour la prévention du stress au travail sommait les entreprises de plus de 1 000 salariés d’ouvrir des négociations avant le 1 er février 2010, le bailleur social public a signé un accord d’entreprise le 3 juin dernier. « Animés d’une volonté forte d’arriver à un consensus avec les syndicats sur le stress et la souffrance au travail, nous avons été au-delà de l’obligation légale », se félicite Christophe Argoud, DRH. Il faut dire que Paris Habitat (3 000 salariés) ne découvre pas le sujet. « Nous avions déjà constitué des groupes de travail sur ce thème avec le Comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT), et notre accord sur l’emploi des seniors prévoyait cette négociation », poursuit le DRH.

Trouver des mesures pédagogiques

Après un récapitulatif des facteurs de stress déjà identifiés en interne, l’accord décline toute une palette d’actions pour prévenir ou remédier aux situations de stress et de souffrance au travail. Parmi elles, la création officialisée d’une direction de la qualité de vie au travail, composée d’une dizaine de personnes (ergonomes, assistantes sociales…). Les signataires mettent également le cap sur une meilleure communication.
« Nous nous engageons, en cas de réorganisation, à mieux informer les salariés et ainsi leur expliquer les tenants et aboutissants avant la mise en place des projets, afin d’éviter les situations anxiogènes », pose Christophe Argoud. Le texte contient également un volet formation en droit du travail sur trois ans à destination des encadrants. Il s’agit notamment de les sensibiliser aux problématiques de stress et de harcèlement. « Ce n’est pas un accord de façade, appuie le DRH. Un prestataire extérieur fera un état des lieux sur la mesure du stress tous les trois ans. »
Autre axe fort de l’accord : des mesures d’aménagement pour faciliter le retour des salariés absents sur une longue période, un assouplissement des plages horaires de début de journée pour tenir compte de problèmes de transport ou encore la possibilité, de plein droit et sans motif, de passer à temps partiel pendant un mois. « Nous avons ainsi essayé, avec cet accord, de trouver des mesures pédagogiques, conclut Christophe Argoud. Le consensus avec les organisations syndicales représente en tout cas une garantie pour que cela ’’prenne’’ en interne. »

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