Entretien

Paris. Ballet nocturne sur les talus du Périph’

Mots clés : Aménagement paysager - Espace vert - Produits et matériaux - Réseau routier - Second oeuvre

Deux fois par mois, neuf « jardiniers de nuit » disputent une véritable course contre la montre, de 22 heures à 5 heures du matin, pour entretenir les dépendances vertes de l’autoroute urbaine qui ceinture la capitale.

Tout est réglé d’avance, rien n’est laissé au hasard. Sur la chaussée extérieure du boulevard périphérique parisien, coupé à la circulation sur 9 km entre la porte Maillot et la porte de Brancion, l’utilitaire à benne de 3,5 t de Linea Paysage se positionne en marche arrière, au ras de la bordure de 70 cm de haut. Deux de ses jardiniers abaissent la ridelle arrière et installent deux rampes pour amener deux « tondeuses poussées » par dessus la séparation en béton, jusque sur la pelouse du talus paysager à faucher. Ce manège – débarquement/rembarquement – va se répéter devant chacune des onze parcelles à tondre.

Des obstacles invisibles.

Avec leur moteur Kawasaki bicylindre positionné très bas, les appareils peuvent évoluer sur les pentes les plus raides et se faufiler dans les passages les plus étroits. Ils coupent l’herbe sur 91 cm de large et disposent d’un réservoir de 17 l pour une autonomie suffisante. « Nous avons fait des tentatives avec de petites tondeuses autoportées, explique Olivier Deharbes, ingénieur travaux de Linea Paysage. Mais ces machines censées avoir des rendements énormes, se sont vite révélées difficiles à conduire sur les pentes. Les conducteurs avaient du mal à tenir sur leur siège...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 332 du 05/09/2010
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