Technique et chantier

Ouvrage d’art Course contre la montre pour élargir un pont

Mots clés : Bois - Normalisation - Marquage CE - Travail

La mise aux normes et l’élargissement du pont de Ganges (Hérault) a nécessité un phasage très complexe afin de gêner le moins possible les usagers.

Le pont de Ganges est un ouvrage de 126 m de longueur qui générait d’importants problèmes de dangerosité. « En effet, explique Michel Ripper, conducteur de travaux principal de VSL France, la chaussée très étroite rendait la circulation routière particulièrement délicate. Le danger le plus important portait sur les piétons circulant sur les deux trottoirs latéraux de 0,75m de largeur, exempts de toute protection. » D’où la conception de ce projet d’aménagement qui prévoyait d’élargir l’ouvrage en construisant une passerelle piétonne déportée, de 1,50 m de largeur, ainsi qu’une nouvelle dalle en béton permettant de restituer intégralement au trafic routier l’ancien gabarit de l’ouvrage.

Consoles métalliques

préfabriquées

Point délicat : un planning tendu qui n’autorisait que dix jours de fermeture totale, la remise en circulation devant être effective au 1er juillet. « Mission accomplie », glisse avec satisfaction Michel Ripper, le succès du chantier ayant été garanti par un phasage rigoureux.

Le vieux pont roman (XIIe siècle), situé quelques centaines de mètres en amont et qui coulait jusqu’alors une retraite paisible, a dû reprendre du service afin de créer un grand giratoire. « Nous avons pu ainsi travailler par demi-tablier en décaissant d’abord sur 30 cm, au moyen d’une raboteuse. Puis nous avons coulé une première demi-dalle de 15 cm d’épaisseur contre des éléments de rive préfabriqués sur chantier et réglés légèrement en déport sur le tympan, de façon à obtenir le gabarit final escompté, à savoir 5,20 m de largeur, la circulation des véhicules légers étant maintenue sur la voie adjacente. »

Précision : à l’aplomb des anciens tirants d’enserrement, la fouille a été descendue jusqu’à leur niveau pour les protéger dans une gaine injectée au coulis de ciment. L’opération a été réitérée à l’identique sur l’autre section. Détail structurel : la dalle est plus épaisse côté trottoir (22 cm) afin de recevoir les tirants d’ancrage, scellés dans le béton, sur lesquels sont fixées les consoles métalliques préfabriquées qui supporteront le futur platelage bois de la passerelle. Une zone de clavage a bien sûr été ménagée entre les deux demi-dalles.

Un polystyrène sépare le tympan de la dalle sur les abouts. Son rôle ? « Restituer par ce principe un fonctionnement en console des abouts de dalle et reporter les efforts uniquement sur la partie centrale, comme sur l’ouvrage originel. » D’où la forte concentration d’armatures.

Côté béton, l’entreprise a employé un XF3 pour la résistance au gel, cette spécificité étant obtenue en utilisant un CPA dosé à 380 kg/m3 adjuvanté d’un entraîneur d’air, créant un microbullage. Le bétonnage a été effectué par pompage sur les 126 m de longueur du pont.

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ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage et maître d’œuvre : conseil général de l’Hérault.

Bureau de contrôle : Concrete.

Coordonnateur SPS : Calliespace Création.

Entreprise : VSL France.

Durée des travaux : 6 mois.

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