Régions Gironde

Opération séduction pour le béton recyclé de Lafarge

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Béton - Financement du logement - Industriels du BTP - Marché de l'immobilier

+ 135 % Hausse du nombre de PTZ dans le neuf en Pyrénées-Atlantiques, en 2016, soit le taux le plus élevé depuis 2013. Cerc

3,3 % Baisse du nombre de logements commencés en Vienne à la fin mars 2017, sur un an. SOES

+ 28 % Hausse du nombre de logements autorisés sur un an, dans les Pyrénées-Orientales à fin mars 2017. MEDDE LR

Le 9 juin, la plate-forme Lafarge de Blanquefort (Gironde), au nord de Bordeaux, présentera son site désormais axé sur l’économie circulaire avec la fabrication de béton recyclé. Baptisée Aggneo, cette activité mise en place après le démantèlement de l’installation du traitement des granulats en 2014 est une réponse au programme national Recybéton, lancé en 2012 par le ministère de l’Environnement. L’heure est à la remise en état de la carrière – avec un plan d’aménagement à terminer en 2020, avant la rétrocession du plan d’eau à la Ville – et au développement de la production du béton recyclé sur une dizaine de plates-formes.

Cinq sites régionaux d’accueil des déblais. « Nos matériaux recyclés sont fabriqués à partir de déchets de démolition et de déconstruction, ainsi que de retours de toupie, explique Jennifer Rossetti, développeur d’Aggneo dans le Sud-Ouest. Par ailleurs, les bétons essorés sont valorisés. Pour ces derniers, le processus est difficile. Ils doivent être traités et recomposés avec des matériaux naturels. Blanquefort est un site pilote dans ce domaine et l’une des centrales les plus importantes. »

En Nouvelle-Aquitaine, cinq sites accueillent les déblais inertes des entreprises et deux d’entre eux, Blanquefort et Les Billaux (Gironde), leur donnent une seconde vie. Les graves recyclés sont utilisés pour les usages routiers tandis que les gravillons entrent dans la fabrication du béton.

A Blanquefort, les camions déposent les matériaux qui sont ensuite triés et traités via un processus de concassage-criblage. Sur place, impossible de faire la différence entre les granulats naturels et recyclés. Même impression sur les chantiers selon Helder Carrega, gérant de l’entreprise Batica, qui a réalisé ses locaux à Camblanes-et-Meynac (Gironde) avec 60 % de béton réalisé à partir de granulats recyclés. « Je n’ai vu aucune différence ni sur le prix, ni sur la construction, commente-t-il. C’est juste plus écologique, et cela nous incite à continuer. » Il reconnaît que ce sujet rarement est évoqué dans la profession.

Quant à Jennifer Rossetti, elle confirme qu’il n’y a pas de gain économique, mais à la fois une diminution des extractions dans les carrières et une réduction de l’impact environnemental liée au double fret sur les sites de recyclage, car les camions déposent leurs déchets et repartent chargés.

Au niveau national, Lafarge ambitionne de doubler sa production de béton recyclé en 2017 pour atteindre 100 000 m3 et cherche à sensibiliser ses clients.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X