Architecture Technique Logement social

Onze bâtiments comme un petit village

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social

Sur cette parcelle organisée à la manière d’un bourg, jardins et immeubles s’entremêlent.

Entre ville et campagne, en un emplacement autrefois occupé par des champs, une opération de 52 logements a été livrée en juin dernier par l’architecte Raphaël Gabrion dans la zone d’aménagement concertée (ZAC) Balory. Cette zone est située à Vers-Saint-Denis (Seine-et-Marne), village de 7 000 âmes, à 40 km au sud-est de Paris. Intégrée en 1975 à la ville nouvelle de Melun-Sénart, cette commune fait partie de l’agglomération fraîchement rebaptisée Grand-Paris-Sud. Elle est reliée au réseau ferré grâce à la gare toute proche de sa voisine Cesson, avec laquelle elle partage certains équipements.

Fragmentation et perméabilité.

« Il a fallu dessiner les rues, jouer sur les resserrements et dilatations des espaces publics, sur l’épannelage des volumes afin de créer une silhouette, explique l’architecte. Sur cette parcelle plus dense que ses voisines, nous avons voulu créer des séquences visuelles. » Onze petits bâtiments d’un à trois étages, sans ascenseur, s’organisent ainsi en cinq bandes de part et d’autre d’une ruelle centrale orientée nord-sud. Seuls les locaux techniques sont de plain-pied. Ils sont séparés entre eux par des espaces plantés, plus ou moins partagés, des noues et des ruelles. Des passages, couverts par endroits, offrent une circulation piétonne. Une partie des 72 places de stationnement se trouve à découvert, le long des voies, et une autre est simplement protégée par une dalle de béton.

L’ensemble du programme – 13 logements individuels groupés et 39 en collectifs d’habitation, répartis autour de six cages d’escalier – est délimité par des murets et des palissades de bois suffisamment ajourées pour laisser filer des vues dans toutes les directions. Cette perméabilité visuelle favorise l’intégration de l’opération au reste du bourg. Grâce à la faible épaisseur des bâtiments (9 m), tous les logements, du studio au cinq pièces, sont traversants de manière à favoriser la ventilation naturelle. Les plus grands, de quatre et cinq pièces, sont des duplex qui disposent d’un rez-de-chaussée adaptable aux personnes en situation de handicap.
Tous les bâtiments relèvent du même système constructif : façades en blocs-béton et murs de refends en béton sur lesquels reposent les planchers, la charpente en bois et la toiture en zinc. L’isolation thermique par l’intérieur, le chauffage individuel au gaz, ou encore les capteurs solaires pour l’eau chaude sanitaire contribuent à respecter les performances de la RT 2012 – 10 %. En deux teintes, gris et sable, l’enduit confère une unité à l’ensemble. Sur le premier niveau, un enduit ciment plus résistant que l’enduit classique des étages supérieurs crée un effet de socle. Les fenêtres, carrées ou rectangulaires, voient leurs dimensions varier en fonction de l’orientation et des pièces qu’elles éclairent. Les encadrements en bois, plus épais en pignon, apportent une finition de qualité à l’opération.

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ENCADRE

Maîtrise d’ouvrage : La Résidence urbaine de France (groupe 3F). Maîtrise d’œuvre : Architectures Raphaël Gabrion. Aménageur : EPA Sénart. BET : Mizrahi (TCE). Entreprises : Ballestero (entreprise générale), SMT (VRD). Surface utile : 3 295 m2. Coût : 5,85 M€ HT.

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