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Octobre 1968 La mort de l’auteur ? (Hommage à Claude Parent et Zaha Hadid)

Mots clés : Architecte

L’auteur, en architecture, c’est un peu comme le temps chez Marcel Proust : cela n’existe pas et… il n’y a rien d’autre. Au cœur des études littéraires de la décennie 1970, la critique radicale de la biographie ne sera jamais parvenue à s’affranchir vraiment de cette figure surplombante. Même le célèbre article de Roland Barthes annonçant « la mort de l’auteur » à grand fracas dans la revue Manteia en octobre 1968 le laissa en réalité sortir assez indemne, quoique un peu rétréci sous la textualité. Ne s’agissait-il pas de détrôner l’autorité pour mieux célébrer l’énergie de l’écriture et le pouvoir du langage ?

Tout est architecture ! énonçait Hans -Hollein, en posant une tranche de gruyère sur une maquette de Vienne, également en 1968, en couverture de la revue BAU, l’organe de la Société des architectes autrichiens dont il avait pris la main trois ans plus tôt. L’éditorial sonnait comme un manifeste : « Les architectes doivent arrêter de penser en termes de bâtiments uniquement. L’architecture construite et physique, une fois libérée des limites technologiques du passé, peut investir davantage dans ses qualités spatiales et psychologiques. […]Plusieurs domaines vont entrer dans le champ architectural ; tout comme l’architecture et les architectes vont entrer dans de nouveaux contextes. Tout le monde est architecte, tout est architecture. »

Séduisants génies

Un demi-siècle plus tard, et par un singulier renversement, on associe...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 251 du 18/05/2016
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