Régions Hautes-Pyrénées

« Nous voulons du travail, pas des aides »

Mots clés : Travail

Le président de la fédération du bâtiment et des travaux des Hautes-Pyrénées (FBTP 65) fait le point sur l’état de santé de la profession dans un département qui emploie près de 5 000 salariés. La FBTP 65 compte 190 adhérents, qui regroupent les deux tiers de ces salariés.

Quelle est la situation du BTP dans les Hautes-Pyrénées ?

Nous vivons une crise plus importante que dans l’ensemble de la région Midi-Pyrénées. Les derniers chiffres sur l’activité du bâtiment et des travaux publics dans le département montrent que le chiffre d’affaires a baissé de 38 % entre 2012 et 2013. Il s’établit à 545 millions d’euros en 2013. Sur l’exercice, nous aurons perdu 10 % des effectifs.

Vous avez organisé le 12 mars à Tarbes une conférence de presse. Pourquoi ?

Nous voulons profiter de la période électorale pour attirer, à nouveau, l’attention des futurs élus sur la situation critique des entreprises. La configuration du secteur de la construction dans les Hautes-Pyrénées fait qu’il dépend pour plus d’un tiers de son chiffre d’affaires de la commande des communes et de leurs groupements. Or, elle est passée de 117 millions d’euros à 102 millions d’euros entre 2011 et 2012.

Quelles sont vos propositions ?

Pour préserver les savoir-faire locaux, les emplois et en créer d’autres, il faut lancer une politique de démolition-reconstruction des bâtiments construits entre 1955 et 1975. Ils ne correspondent plus aux normes et au cadre de vie de nos concitoyens. Cela permettrait d’intégrer des jeunes en difficulté. Je vous rappelle que le taux de chômage chez les 20-35 ans s’élève à 52 % dans certains quartiers.
Construire de nouveaux logements aux normes permettrait aussi de lutter contre la précarité énergétique. Nous avons besoin de volume d’affaires pour faire travailler nos salariés. Ce n’est pas avec une diminution de 10 % des charges que nous réussirons à combattre la problématique du coût horaire de 6 euros en Espagne et dans les pays de l’Est. J’insiste. Nous voulons du travail, pas des aides. Ainsi, nous mettrons sur le marché des jeunes issus de nos BTS et de nos DUT.

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