Enjeux

« Nous réinventons la relation client »

Mots clés : Entreprise du BTP

Hugues Fourmentraux, président de Vinci Construction France, réaffirme les fondamentaux du groupe et détaille la nouvelle organisation, visant à rendre l’offre plus lisible.

– Vous avez pris la direction de Vinci Construction France il y a deux ans. Quelle était votre feuille de route ?

Elle était avant tout dictée par la crise économique et la réalité du moment : imaginer le Vinci Construction France de 2020 et nous placer sur la bonne trajectoire, d’une part, et agir rapidement pour réétalonner l’entreprise par rapport au marché, d’autre part. Notre projet d’entreprise vise à réinventer la relation client et à entrer dans l’ère du service. Pour cela, nous nous appuyons sur trois piliers. D’abord, être fiable dans nos engagements vis-à-vis de nos clients et de nos partenaires ainsi que dans nos engagements financiers.

Ensuite, nous sommes avant tout une entreprise de production, et ma conviction est simple : il faut que nous visions le plus haut standard de production et de qualité. Cela suppose de ne rien lâcher sur les fondamentaux du métier.

Nous sacralisons le fait que la production est la clé de voûte de notre système. Cela forge une culture et ne se conçoit qu’avec un troisième pilier : au fond, c’est le talent de nos équipes, leur capacité à organiser de manière fine et intelligente le chantier, à profiter de l’intelligence collective pour produire de la façon la plus optimisée possible, que nous vendons à nos clients. C’est ce qui fait toute la différence.

– Deux ans après votre arrivée en pleine crise économique, comment se porte Vinci Construction France ?

Nous sommes incontestablement sur la bonne voie. Tous les indicateurs nous confortent. Sur le plan financier, après un pic historique de 6,8 milliards d’euros en 2014 qui, en quelque sorte, signait la fin d’une période faste, et qui a surtout contribué à masquer la réalité de la crise, notre chiffre d’affaires s’est repositionné à 5,5 milliards d’euros en 2016. Cette chute de presque 20 % correspond en fait, à peu de chose près, au rétrécissement global du marché.

Tout le monde a été concerné ces deux dernières années.

Nous pesions 10 % du marché avant la crise, nous conservons cette part de marché. Nous avons réinventé en profondeur notre organisation et nous devrions enregistrer une légère croissance en 2017, qui reflétera la tendance à la reprise du marché français.

– Comment est structuré votre groupe aujourd’hui ?

Lorsque je...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5930 du 14/07/2017
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