Enjeux

« Notre industrie s’inscrit dans des cycles très longs »

Mots clés : Industriels du BTP

Le cimentier Vicat envisage sereinement l’avenir, tout en célébrant son passé.

Diversification des activités, internationalisation, développement de nouveaux produits… Pour Guy Sidos, P-DG de Vicat, le groupe familial isérois né au XIXe siècle a les moyens de jouer dans la cour des grands cimentiers.

Comment définiriez-vous le groupe Vicat ?

Le groupe Vicat est avant tout une entreprise familiale, créée il y a 160 ans par le fils de Louis Vicat, l’inventeur du ciment artificiel. Nous sommes un acteur local soucieux de la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, qui a su se développer hors de l’Hexagone. Il y a encore dix ans, nous réalisions les deux tiers de notre chiffre d’affaires en France et un tiers à l’international. Aujourd’hui, la proportion est inversée. Concernant nos activités, le ciment reste notre cœur de métier, mais nous avons su nous diversifier en développant des produits béton et granulats (décoratif, autoplaçant, de voirie…), de second œuvre (colles minérales, enduits…), ainsi que la préfabrication et des services comme le pompage ou l’activité grands travaux.

« Nous comptons développer notre branche ciment dans les pays émergents. »

Vous êtes présents dans 11 pays.

Avez-vous de nouvelles ambitions de développement ?

Bien sûr. Elles concernent notre activité « ciment » dans les pays émergents, sans pour autant négliger l’activité française. En nous implantant aux Etats-Unis dès 1974, en Turquie en 1991 ou au Kazakhstan en 2007, nous avons fait le choix de diversifier nos implantations géographiques afin de pallier toute défaillance à un endroit donné. Il ne faut pas oublier que la particularité de l’industrie cimentière est de s’inscrire dans des cycles très longs. Nous poursuivrons cette stratégie soit en créant de nouveaux sites, comme nous l’avons fait en Inde, soit en développant des sites existants comme en Turquie, où les capacités de production sont passées de 600 000 tonnes à 5 millions de tonnes par an sur nos deux sites.

Quels sont les résultats du groupe au premier semestre ?

Notre chiffre d’affaires consolidé a atteint 1,248 milliard d’euros au premier semestre 2017, en très légère progression par rapport à l’an passé (+ 0,8 %). L’activité « ciment », qui représente 51,5 % du chiffre d’affaires opérationnel, s’est contractée tandis que l’activité « bétons et granulats » a progressé, pour atteindre 34,4 %. En France, nous constatons un réveil de l’activité.

Les besoins de logements, notamment, devraient faire repartir les marchés. Cela...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5940 du 15/09/2017
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