Réalisation

Notre-Dame-de-Lorette. Au pied de la nécropole, une prairie tricolore

Mots clés : Acier - Béton

Une ellipse de béton et d’acier porte les noms gravés de 600 000 soldats de toutes nationalités, tués dans la région Nord-Pas-de-Calais pendant la Grande Guerre. Tout autour, un tapis végétal devrait renforcer la symbolique du monument tout en l’aidant à se fondre dans le paysage.

Chantier mémoriel sous haute pression! Ce mardi 11 novembre, François Hollande, président de la République, doit inaugurer un nouveau monument commémoratif : une très pure ellipse géante de 345 m de linéaire en béton fibré à ultra-hautes performances (BFUP) et inox, ancrée en léger porte-à-faux par l’architecte Philippe Prost, à 165 m d’altitude au sommet de la colline de Notre-Dame-de-Lorette, dans le Pas-de-Calais, au bord de la pente qui bascule vers Arras, Lens et les plaines de l’Artois. Plus de 180 000 combattants de la Première Guerre mondiale ont péri dans les champs de bataille autour de ce point haut si convoité, pris, repris, perdu, regagné.

Le ton juste.

Le nouveau monument, tout en retenue, en harmonie et en puissance symbolique réconciliatrice, manifeste un respect infini aux quelque 600 000 soldats de toutes nationalités, Français, Anglais, Allemands, Américains…, mais aussi d’Afrique, d’Asie et d’Océanie, tués en région Nord-Pas-de-Calais durant le conflit. Leurs noms sont gravés dans l’acier, à l’intérieur de l’enceinte. L’ellipse et ses abords prennent grand soin de ne rien violer de ce que Vauban – un inspirateur de Philippe Prost –...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 374 du 10/11/2014
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