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Nord-Picardie Transports ferroviaires : la région bien placée sur un marché international très pressé

Mots clés : Coûts et prix - Gestion de l'entreprise - Transport ferroviaire - Transports

Les trente entreprises de Nord-Pas-de-Calais et de Picardie exposant, fin septembre, au salon Innotrans à Berlin sont euphoriques. En présentant leurs innovations, lors de ce rendez-vous professionnel majeur, constructeurs, équipementiers, sous-traitants, laboratoires et bureaux d’études ont fait valoir leurs capacités.

« Le marché croît en continu, grâce à la nécessité d’économiser l’énergie, de désengorger les agglomérations saturées, aux projets TGV, au fret intermodal, aux besoins en transport régional et urbain… », souligne le président de la région Picardie, Claude Gewerc.

Si le remplacement des pièces assure la moitié des ventes, les investissements ferroviaires s’accélèrent. La Chine, la Russie, l’Espagne et l’Europe centrale sont des acheteurs de poids. Le carnet de commandes des entreprises se remplit deux à trois ans à l’avance et les rames commandées seront livrées dans cinq à six ans.

La première zone de fournisseurs français

Avec 300 sociétés – 13 000 emplois – les deux régions s’affichent comme la première zone de fournisseurs français. Elles accueillent Bombardier, Alstom et Siemens qui pèsent 80 % du marché mondial, même si s’accentue la concurrence avec les constructeurs d’Europe de l’Est et d’Asie, au marketing agressif. Si les futurs trains à grande vitesse français et allemand ont la vedette, les rames intercités tchèques ou croates sont en bonne position. Nombre de sous-traitants connus dans l’aéronautique et l’automobile viennent au ferroviaire et la filière associe fonderie et forge, transformation de métaux, textile, caoutchouc et élastomères, serrurerie, électronique, hydraulique, peinture, matériaux composites… sans oublier les équipementiers stratégiques comme Faveley pour les freins, les roues Valdunes, l’habitacle Compin, les climatisations de New System ou Stratiform qui dessine l’avant des locomotives.

L’industrie textile se fait une place dans cette industrie avec l’isolation thermique textile, le tissu respirant des sièges et les fibres non inflammables et résistant au vandalisme de Duflot.

Pour favoriser le secteur, le pôle de compétitivité « i-trans » soutient la R & D, la concrétisation des projets, met en place le réseau indispensable de conception-réalisation et facilite le tour de table. Parmi les prototypes attendus en 2009, des wagons de fret pour le ferroutage portant autant qu’un camion de 38 tonnes, de nouvelles voies et de nouveaux caténaires, des soufflets entre wagons, le renforcement de la signalisation de sécurité et l’allégement des freins (Faveley/Inoforges), la limitation de bruits parasites (Valeo/Saint-Gobain/Arcelor) et un logiciel de logistique spécifique.

Enfin, les deux régions réfléchissent au financement et au lieu d’implantation du deuxième anneau d’essai pour la grande vitesse ferroviaire, celui Valenciennes étant limité à 90 km/h.

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