Régions

Nord-Pas-de-Calais Etat des lieux de l’habitat social

Mots clés : Logement social - Maison individuelle - Politique de la ville

-Une HLM sur trois est une maison individuelle. -Diversité des demandes selon les bassins.

L’association régionale HLM et la direction régionale de la Caisse des dépôts ont publié une étude sur « les enjeux de l’habitat social » dans le Nord-Pas-de-Calais. Celle-ci met en lumière quelques aspects spécifiques. Ainsi le parc HLM apparaît important, 280 000 logements, mais coexiste avec un parc social institutionnel lui-même considérable, notamment celui de la Soginorpa, société anonyme de droit privé qui a pris le relais des Houillères. Elle détient 73 000 logements dans le bassin minier.

Les marchés dynamiques…

Autre particularité : un logement HLM sur trois est une maison individuelle. Ce sont surtout les SA d’HLM qui possèdent ce parc de logements individuels. La région ne compte pas moins de 35 organismes HLM, ce qui est beaucoup. Mais depuis quelques années, on note des mouvements de concentration et une meilleure coordination. L’étude distingue plusieurs type de bassins d’habitat. Elle identifie quelques marchés dynamiques : la métropole lilloise, la Côte d’Opale et des villes moyennes en développement, Arras et Saint Omer. A noter que la Cote d’Opale (le Touquet, Hardelot, Berck) représente aujourd’hui le second marché immobilier privé du Nord-Pas-de-Calais, après la métropole. D’autres bassins sont qualifiés de stables, offrant de bonnes perspectives de développement : Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer.

… et ceux en crise

Dans ces agglomérations reconstruites après-guerre, le rôle et le poids des organismes HLM est prédominant. Viennent ensuite les marchés en crise des anciens bassins industriels : Béthune, Lens, Douai, Valenciennes, Maubeuge où les enjeux de requalification urbaine sont importants. Dans ces bassins, certaines villes, notamment Valenciennes, retrouvent des potentialités de développement non négligeables.

Certaines petites villes font preuve d’un réel dynamisme, Le Quesnoy et Hazebourck, en particulier. D’ailleurs dans tous les secteurs ruraux et petites villes existe une demande en locatif non satisfaite.

Enfin, l’étude constate que la demande de logement social a évolué. Dans les bassins dynamiques, elle reste classique. Mais, dans les zones en crise, elle devient très sociale. On estime que 95 % des besoins en logement dans la Sambre sont le fait de ménages dont les revenus sont inférieurs aux plafonds HLM.

Par ailleurs, les organismes HLM sont confrontés à la concurrence du parc privé dans les marchés affaiblis.

PHOTO : Un tiers des logements HLM sont des maisons individuelles. Ici, une opération de l’Opac du nord réalisée à Houplines.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X