Régions

Nord Le canal de Roubaix ouvert à la navigation

Mots clés : Aménagement paysager - Transport fluvial

Fermés depuis 1986, les 20 km français de canal, sur les 28 km de la liaison entre la Deule et l’Escault (Belgique), sont remis en navigation du 14 au 25 septembre. Une trentaine de bateaux de plaisance vont donc succéder aux péniches qui approvisionnaient les usines de Wattrelos, Leers, Roubaix, Tourcoing, Mouvaux, Wasquehal, Marcq-en-Barœul et Marquette.

100 ha d’espaces verts

Le canal, construit il y a 130 ans, est un moteur de la rénovation urbaine de ces villes, qui lui ont longtemps tourné le dos. Il participe aussi à une trame verte qui reliera bientôt 100 ha d’espaces verts, notamment sur les sites de l’Union et de la friche Kuhlmann à Wattrelos où ont été déposés les sédiments de dragage.

Ce week-end, des festivités marquent le quasi-aboutissement des travaux. 37,5 millions d’euros ont été investis dans ce projet « Blue Links » (financés à moitié par l’Europe), qui s’étend sur les 8,4 km du canal de l’Espierre en Belgique, les 12,4 km du canal de Roubaix et les 7,6 km de la Marque urbaine. Quatre maîtres d’ouvrage sont intervenus : Lille Métropole, VNF, le ministère de l’Equipement de la région Wallonne et le conseil général du Nord.

La liste des travaux est impressionnante. Il a fallu rénover treize écluses, sept ponts mobiles et autant de passerelles fixes. Un nouveau système d’alimentation en eau conjugue un système de pompage et une récupération d’eau par des bassins qui la filtrent. Au total, 154 000 m3 de sédiments ont été dragués côté français. Les aménagements paysagers (plantation de 15 000 végétaux) et l’installation d’équipements de plaisance complètent le dispositif.

En revanche, côté belge, le dragage n’a pas encore été réalisé, le dépôt de quelque 30 000 m3 de sédiments pollués soulevant un problème juridique. La navigation s’arrête donc pour le moment à quelques mètres de la frontière.

Ouverture temporaire

En France, la réouverture n’est que temporaire, LMCU et Voies navigables de France (VNF) négocient encore les modalités d’exploitation du canal. « Nous sommes en train de réfléchir à une période d’expérimentation pour 2010 », indique Eugène Berlan, directeur adjoint du service de navigation de VNF. Un tour de table doit être monté.

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