Territoires

Nord Le bailleur départemental accélérateur de marchés publics

Dans l’attente de jours meilleurs pour les marchés publics, le département du Nord a décidé d’actionner le levier du logement social via son office public Partenord Habitat. Dans un souci de visibilité, les détails de ce programme de construction et de rénovation ont été exposés, le 31 mars, par Max-André Pick, conseiller départemental chargé du logement et nouveau président de Partenord Habitat, devant environ 300 acteurs régionaux du BTP.

Le bailleur a ainsi dévoilé ses grands postes de dépenses sur les dix prochaines années : 1 milliard d’euros pour la construction neuve, 422 millions d’euros pour la maintenance de son parc (45 000 logements), 400 millions d’euros pour la transition énergétique de 12 500 logements et 350 millions d’euros dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Une moyenne de 217,2 millions d’euros par an, soit environ 172 millions d’euros de travaux, à comparer aux 100 millions d’euros de marchés attribués en 2015 pour 79,2 millions de travaux. En attendant le démarrage du NPNRU, Partenord a même décidé de fournir un effort supplémentaire en investissant 216,8 millions d’euros dès 2016, à quoi il faut ajouter 42 millions pour la maintenance (25 millions de travaux programmés).

Parlez-vous français ?

Partenord a également profité de cette grand-messe pour évoquer son projet de nouveau siège : la construction d’un bâtiment de plus de 3 000 m2 s’inscrivant dans une opération mixte de 14 000 m2 positionnée dans le nouveau quartier de la porte de Valenciennes, à Euralille. La procédure de conception-réalisation sera lancée au cours du mois de mai.

La vertu se veut le corollaire de cette feuille de route. « Pour détecter les offres anormalement basses, nous utiliserons la méthode préconisée par l’ordre des architectes dite de la triple moyenne, précise Max-André Pick. Nous veillerons également à la disponibilité des attributaires. Enfin, à l’instar de ce qui s’est fait dans le Sud-Ouest, nous allons mettre en place des clauses contre les travailleurs détachés, par exemple en imposant de parler français sur les chantiers. Et si des entreprises persistent dans ces dérives, je saurai m’en souvenir. »

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