Régions Deux-Sèvres

Niort s’ancre dans le fleuve

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Etat et collectivités locales - Gestion des déchets - Gestion et opérations immobilières - Marché de l'immobilier - Transport collectif urbain

77 % des professionnels de l’immobilier du Sud-Ouest sont optimistes pour le marché du logement. Source : Crédit foncier.

50 % Taux de valorisation des déchets ménagers atteint par l’usine de méthanisation Amétyst, à Montpellier.

100 M€ Montant consacré par le syndicat mixte des transports Tisséo à la réalisation de 10 lignes de bus d’ici à 2020, à Toulouse.

Entre Niort et la chamoiserie, c’est une longue histoire. L’entreprise Boinot fut la dernière grande chamoiserie de la capitale des Deux-Sèvres. Le site occupe une situation stratégique au cœur de la cité, au croisement des deux Sèvres amont et aval. Il est également traversé par un bief réhabilité en 2015 pour plus de 2 millions d’euros. L’industriel cessa son activité à la fin du siècle dernier, laissant une friche de 20 000 m . Ses bâtiments sont maintenant propriétés de la Ville. Prévu sur le site, le projet de Port-Boinot a bénéficié d’une conjoncture favorable. « En juillet 2014, le marais a retrouvé son label de parc naturel régional, précise Jérôme Baloge, maire de Niort. La ville sera entièrement englobée dans le parc. » Lancée en octobre 2015 avec le concours de maîtrise d’œuvre, l’opération Port-Boinot vise trois objectifs : la reconquête du site y compris des berges, la création d’un parc naturel urbain, et la conservation de la mémoire ouvrière de la ville.

Point de départ d’un tourisme fluvial. Mais ce programme de réhabilitation est également essentiel dans la reconquête de la Sèvre. Alors que le fleuve est de nouveau ouvert à la navigation, il pourrait faire de Niort le point de départ d’un tourisme fluvial. Pour y parvenir, la plus grande partie des bâtiments anciens a été conservée. Le séchoir deviendra le lieu d’accueil principal. Il abritera des activités liées au tourisme ainsi qu’un centre d’interprétation architecturale et patrimoniale. « Les ateliers du port, soit 700 m , seront transformés en un lieu polyvalent et partagé », insiste Jérôme Baloge. Une serre abritant des plantes exotiques y sera accolée. L’ancien bassin de décantation des peaux accueillera le futur jardin botanique de la flore endémique. La maison patronale sera réservée à la restauration. Enfin, des salles à usage culturel et de séminaires seront créées dans la fabrique. « Nous allons reconstruire les berges aujourd’hui polluées, murées et inaccessibles, se réjouit le maire. L’opération se prolongera sur l’environnement immédiat du site : boulevard Dunant, pont Main, quais Métayer et de la préfecture. » L’opération a été confiée à une équipe composée de l’agence d’architecture Franklin Azzi (Paris), de Phytolab (Nantes) spécialisé dans le paysage et l’environnement, et du studio Vicarini ( Paris) pour la mise en lumière. L’agence Franklin Azzi est engagée dans de nombreux projets en France et à l’étranger. Elle participe à l’aménagement des berges de la Seine, à la réhabilitation des halles Alstom (Nantes) et de l’imprimerie Mame (Tours), ou encore la construction du campus de la Défense (Paris). A l’étranger, elle est très présente aux Etats-Unis, en Asie (Japon, Corée du Sud, Chine) et sur plusieurs opérations londoniennes. Son expertise dans la réhabilitation des sites industriels a fortement joué sur le choix des élus niortais.

Les études ainsi que les appels d’offres techniques et entreprises seront lancés l’année prochaine. Le début des travaux est programmé pour 2018. L’ensemble de l’opération devrait être livré au public en 2019 pour un coût de 9 millions d’euros HT.

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