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Nicoll sort de ses frontières pour rester leader

Le fabricant de produits en matériaux de synthèse opte pour la conquête de nouveaux marchés.

«Nous sommes contraints de rester très prudents pour 2015. » Le constat de Benoît Hennaut, directeur général de Nicoll et vice-président de Nicoll International (1 260 employés, cinq usines en France), corrobore celui de beaucoup d’industriels en ce début d’année. L’activité du fabricant de systèmes en matériaux de synthèse pour le BTP et l’industrie (distribution des fluides, évacuation et gestion de l’eau) reste marquée par les stigmates d’une conjoncture difficile. « Nous avons réussi à limiter les dégâts », assure le patron, annonçant un chiffre d’affaires stable de 189 millions d’euros en 2014 (188 millions d’euros en 2013). La recette miracle de Benoît Hennaut, arrivé de Monier il y a tout juste un an pour pérenniser le leadership de Nicoll, s’articule autour de deux leviers : la conquête de nouveaux marchés et l’innovation produit.

La conquête de l’est.

Aliaxis, le groupe industriel belge maison mère de la société, a acté en 2014 la création de l’entité Nicoll International pour organiser et faciliter le déploiement des activités à l’export de sa filiale. Après l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, où Nicoll a déjà implanté des sites de production, le cap est mis à l’est (Russie, Ukraine, Pologne) et au nord (Scandinavie). La marque, aujourd’hui présente dans 50 pays, vient d’ouvrir une représentation en République tchèque.

« Nous voulons accentuer notre proximité avec les différents marchés. En plus des exportations à partir de nos sites français, nous nous implantons industriellement et commercialement dans des pays à fort taux de croissance », décrit Benoît Hennaut. Nicoll réalise déjà la moitié de son chiffre d’affaires à l’international. Prochaine étape : le marché nord-africain. L’entreprise évoque à demi-mot des projets d’installation de bureaux de liaison au Maroc et en Tunisie.

Une trentaine d’experts en innovation.

L’autre axe de développement, c’est la montée en gamme. Quelque 60 nouveaux produits ont été lancés en trois ans, revendique l’industriel, pour moderniser son catalogue et renouveler des gammes parfois trentenaires. Au salon ISH de Francfort, mi-mars, il en a donné un aperçu en dévoilant un prototype de mécanisme de vidage d’évier à commande électronique sans contact. « Nous cherchons à proposer des produits différenciants pour créer de la valeur ajoutée », explique le directeur général, pour qui le « premium » devient nécessaire face à la pression accrue de la concurrence. Le centre R & D de 1 200 m2 inauguré fin 2013 sur le site historique de Cholet (Maine-et-Loire) tourne désormais à plein régime, avec 33 experts et ingénieurs dédiés à l’innovation. Leurs recherches s’articulent notamment autour du design des produits, des économies d’énergie dans l’habitat et de la réduction du temps d’installation. Avec pour objectif de vendre des produits plus efficaces, durables, écologiques… et donc plus chers. L’équipe dirigeante le sait bien : ces relais de croissance sont aujourd’hui devenus indispensables pour continuer de tirer profit de la notoriété de la marque et pérenniser l’activité. A l’aube de ses 60 ans, Nicoll entend bien se façonner une seconde jeunesse.

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ENCADRE

L'état-major de Nicoll

Benoît HENNAUT, directeur général de Nicoll et vice-président de Nicoll International. Gilles HEYNARD, directeur général adjoint. Philippe MAZET, directeur marketing. Charles POISSON, directeur de la recherche et du développement.

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