Territoires Nantes

Neuf mois pour construire 280 chambres étudiantes

Depuis le début du mois de février, après trois mois de gros œuvre (fondations, cages d’escalier et d’ascenseurs), le chantier de la résidence pour étudiants Madeleine-Brès, sur le campus Oniris à Nantes, vit au rythme des six modules bois, livrés chaque jour en convoi exceptionnel depuis l’usine Ossabois de Noirétable, dans la Loire. Si tout se déroule comme prévu, cet ensemble composé de cinq petites unités en R + 3 sera livré mi-août, juste de quoi permettre au Crous de Nantes de faire les derniers réglages avant la rentrée, comme l’installation du Wi-Fi, service devenu indispensable aux étudiants.

Tout a été très vite. En octobre 2013, le Crous lance le projet, qui comprend également une autre résidence de 78 chambres à Saint-Nazaire. En février 2014, il retient un lauréat parmi les cinq équipes sélectionnées dans le cadre d’un accord-cadre national avec le Cnous. Le choix se porte sur deux filiales de Bouy-gues Construction : Cirmad Prospectives, maître d’ouvrage, et Quille Construction, mandataire du groupement de conception-construction (1), associées dans le cadre d’une Vefa (vente en l’état futur d’achèvement) au bailleur social ligérien Harmonie Habitat qui confiera la gestion des logements au Crous.
Le chantier démarre en novembre 2014, après neuf mois nécessaires aux études techniques, permis de construire, délivrance du titre de propriété, mobilisation des financements… « Le plus complexe aura été de régler les points juridiques liés à l’AOT (autorisation d’occupation temporaire) de 35 ans », commente Benoît Gérardin, en charge de l’opération chez Cirmad.

Studios et colocations.

Organisé en deux bâtiments distincts habillés d’un bardage métallique, le programme comprend 280 lits répartis selon deux typologies de logements : 192 studios de 18 m2 et 44 logements en colocation de 36 m2 (avec deux chambres). Quelque 500 m2 de locaux communs et 52 places de stationnement (dont 26 couvertes) sont aussi prévus. Le système constructif d’Ossabois s’inspire de l’expérience de la résidence de Gif-sur-Yvette (Essonne) pour Logirep et le Crous de Versailles, livrée en 2012. La conception des modules a toutefois largement été améliorée. Un panneau de contreventement et le remplacement des plaques de plâtre par des panneaux OSB donnent plus de rigidité au module et évitent toutes fissures. Deux points essentiels car, pour cette opération, les logements sont entièrement finis en usine, y compris la peinture et le mobilier. La consommation d’énergie primaire a également été revue à la baisse puisqu’elle se classe au niveau « passif » en ne dépassant pas 15 kW/m2.an. Portée financièrement par Harmonie Habitat pendant les 35 ans de l’AOT, l’opération s’élève à 13,2 millions d’euros TTC. « Soit 47 500 euros TTC par couchage, tout meublé et équipé », se félicite Stéphanie Labat, directrice générale adjointe d’Harmonie Habitat.

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(1) Quille Construction, LCR Architectes, SNC Lavalin (BE technique et VRD), Albedo Energie (BE environnemental), Stebat (BE bois et béton) et Ossabois (modules tridimensionnels à ossature bois).

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