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Nathalie Appéré prend les rênes de l’Anah

Mots clés : Établissements de soins - Politique de la ville

L’élue bretonne a fait de Rennes un laboratoire de la politique de la ville. Et un tremplin pour sa nouvelle fonction.

L’agenda de Nathalie Appéré, députée-maire (PS) de Rennes et, depuis le 9 juin dernier, présidente de l’Agence nationale pour l’habitat (Anah), est chargé : elle doit rencontrer ses deux ministres de tutelle, respectivement Michel Sapin (Finances) et Sylvia Pinel (Logement). Elle a également rendez-vous avec Laurence Rossignol (Famille et Personnes âgées) qui porte le projet de loi sur l’autonomie des personnes âgées dont un volet est dédié au maintien à domicile impliquant des travaux éligibles aux aides de l’Anah.

En parallèle, Nathalie Appéré souhaite échanger avec des opérateurs comme les ex-Pact Arim ou l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), mais aussi effectuer des visites sur le terrain afin, dit-elle, de « mieux appréhender l’action des services déconcentrés de l’Etat ». Objectif : écouter ses partenaires pour mieux comprendre leurs attentes.

Jongler entre l’incitation… et la coercition.

Peu connue au plan national, Nathalie Appéré doit sa nomination – entre autres choses – à la réputation de la capitale bretonne en matière de politique de l’habitat. « Je le dis sans humilité : Rennes est repérée dans ce domaine par un grand nombre d’acteurs », rappelle-t-elle. Première adjointe au maire durant le précédent mandat, Nathalie Appéré a piloté les opérations de renouvellement urbain et mis en place des programmes locaux de l’habitat (PLH) contraignants notamment en matière de mixité sociale. Elle a également travaillé avec l’Anru sur la requalification de quartiers construits dans les années 1970 comme Maurepas (où elle réside), Le Blosne ou encore Villejean. Et aux côtés de l’Anah, elle a participé à la mise en place d’une Opah (1) innovante car consacrée à la requalification des copropriétés du centre-ville ancien. « Travailler à un tel programme inédit en secteur sauvegardé et, de surcroît, comprenant 600 immeubles et d’innombrables copropriétaires est formateur », estime-t-elle. Avant de préciser : « Nous avons mis en place des mesures incitatives, notamment dans le financement, pour convaincre les copropriétaires de se lancer dans les opérations de rénovation, jusqu’à la prise d’arrêtés de péril en ce qui concerne le volet coercitif. »

Proposée par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, pour représenter le Parlement à l’Anah, cette maire de 39 ans estime que « la lutte contre la précarité énergétique doit servir deux objectifs complémentaires : la relance de l’activité économique du bâtiment et, tout autant, l’amélioration du confort et du pouvoir d’achat des ménages ».

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(1) Opération programmée d’amélioration de l’habitat.

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