Territoires

Nantes Vagues de douceur artistique sur l’espace urbain

Mots clés : Manifestations culturelles

Chaque été depuis 2012, la ville vit au rythme du « Voyage à Nantes », un parcours d’art contemporain matérialisé par une ligne verte peinte sur le trottoir. Cette année, cette ligne vient croiser celles imaginées par l’artiste Aurélien Bory et peintes par Colas Centre-Ouest et son sous-traitant Esvia sur le boulevard Léon-Bureau. A la demande de la Société d’aménagement de la métropole Ouest-Atlantique (Samoa) et de son équipe de maîtrise d’œuvre urbaine uapS-SCE, l’artiste a transposé sa vision poétique du chemin de traverse pour créer un espace apaisé sur cet axe routier structurant du quartier de la création où l’on compte en moyenne 24 000 véhicules par jour.

Les courbes remplacent les droites.

Intitulée « Traverses », « l’œuvre évoque le déplacement hasardeux des piétons », explique Marie Dupas, chargée de projet à la SPL du Voyage à Nantes. Y compris dans le tracé du boulevard jusqu’alors rectiligne, toutes les lignes droites ont été remplacées par des courbes, qui ont aussi pour effet d’inviter les automobilistes à ralentir dans cette zone 30. « Le caractère provisoire de ce projet, prévu pour une dizaine d’années, nous a permis de le faire passer », raconte Alain Bertrand, directeur adjoint de la Samoa. Une planche d’essai à l’échelle 1 a été réalisée sur une friche voisine afin de servir de support aux différents échanges et débats techniques durant les quatre mois d’études. Le chantier s’est ensuite déroulé sur une période resserrée de cinq mois, dont les quatre dernières semaines de nuit afin de livrer le projet le 1er juillet, date d’ouverture du Voyage à Nantes.
« Comme pour les anneaux de Buren, sur lesquels nous avons travaillé, ce projet est la preuve que des mondes aussi différents que l’art et les travaux publics peuvent s’accorder et trouver le bon équilibre entre les contraintes artistiques et techniques », explique Hervé Fradet, conducteur de travaux chez Colas Centre-Ouest. Sans compter la contrainte économique ! Et là, surprise : « Le budget global de l’aménagement, incluant l’œuvre, est de 1,2 million d’euros HT, soit environ 100 euros/m2, contre près de 160 euros pour un aménagement classique », détaille Emilie Jeanniot, chargée du projet à la Samoa. De quoi encourager l’aménageur à renouveler l’expérience.

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