Territoires

Nantes Un jardin extraordinaire va pousser dans le Bas-Chantenay

Le modèle de l’Ile de Nantes – qui mêle un projet urbain ambitieux et du tourisme culturel avec la foisonnante créativité de la compagnie La Machine (le Grand Eléphant, le Carrousel des mondes marins…) – inspire les élus nantais. Après une période d’incertitude, Johanna Rolland a décidé que « l’Arbre aux hérons » verrait le jour. La présidente de Nantes Métropole a même trouvé un écrin à cette structure monumentale de 35 m, du haut de laquelle deux hérons mécaniques embarqueraient des visiteurs pour un vol circulaire : l’ancienne carrière Miséry, dans le Bas-Chantenay. « Cette rencontre entre le projet urbain et l’Arbre aux hérons relie tous les fils du projet d’avenir pour Nantes : le tourisme, la nature en ville, la Loire retrouvée, la dimension économique, la culture », a-t-elle commenté.

Acte fondateur.

Pour Bernard Reichen, l’architecte-urbaniste du projet urbain du Bas-Chantenay, « c’est un acte fondateur qui se dessine dans la carrière Miséry ». Car cet espace de 3,5 hectares, en friche depuis 1985, sera transformé « par petites touches » en un « jardin extraordinaire », promet Jacques Soignon, le directeur du service espaces verts et environnement (Seve) de Nantes. Sur le modèle du Jardin de cactus créé par César Manrique dans une ancienne carrière à Lanzarote (îles Canaries) ou de l’Eden Project, en Grande-Bretagne, Romaric Perrocheau, directeur du Jardin des plantes de Nantes, y voit déjà une piscine naturelle ou une cascade inspirée de l’univers de Jules Verne, dont le musée surplombe la carrière. L’architecte Marc Warnery, directeur général de Reichen & Robert, est emballé. « Ce jardin merveilleux fait partie de cinq lieux que nous souhaitons révéler et il sera à la convergence des trois parcours que nous proposons pour mettre en lien les espaces emblématiques et patrimoniaux du quartier », précise-t-il.

Budget de 35 millions.

Si le projet est enthousiasmant, de nombreuses questions restent en suspens comme l’avenir de l’immeuble Cap 44, situé entre la carrière et la Loire. Perçu comme une verrue urbaine, ce bâtiment construit en 1895 est l’un des tout premiers en béton armé avec le système Hennebique. L’autre interrogation porte sur le financement de l’Arbre aux hérons. Evalué à 35 millions d’euros, il devrait être financé à un tiers par la métropole, un tiers par d’autres fonds publics (Etat, Feder…) et un tiers par le privé. Les quatre premiers millions d’euros nécessaires aux études ont été trouvés.

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