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NANTES-SAINT-NAZAIRE Les élus présentent la cité internationale des affaires au MIPIM

Mots clés : Collectivités locales - Conjoncture économique - Rénovation urbaine

Le marché nantais des bureaux conserve son dynamisme

Présents au Mipim, les élus et promoteurs de la métropole Nantes-Saint-Nazaire ont pu présenter, le 11 mars, leur nouveau Triangle des affaires, encore nommé Cité internationale des affaires. Objectif : faire émerger de nouvelles opportunités d’investissements autour des opérations d’urbanisme que sont « ville port » à Saint-Nazaire et l’île de Nantes.

Le Triangle des affaires, en cours de constitution à Nantes, matérialise les espaces disponibles à deux pas du centre ville : le secteur Pré-Gauchet de la gare sud, la rive nord de l’île de Nantes – dont la démolition du Tripode marque le renouveau – et le secteur Madeleine/Champ-de-Mars qui accueille déjà de nombreuses opérations de prestige, dont l’ensemble Magellan (signé Barto + Barto, Lamotte Promotion, livré l’an dernier), ou encore les futurs bureaux de la communauté urbaine en face de la Cité des congrès (Nantes Aménagement promoteur, en fin de travaux).

Transactions en hausse à Nantes de 11,5 % pour les bureaux

Ce sont donc les opportunités d’investissements autour de ces deux secteurs en pleine mutation que Jean-Marc Ayrault et Joël Batteux ont présenté au Mipim. Et, pour cette année, il ne s’agit pas seulement de présenter les projets urbains, mais bien de les concrétiser en attirant les investisseurs nationaux. En effet, on a vu depuis quelques années les promoteurs nationaux s’intéresser à la place nantaise. Le million de mètres carrés de shon « potentiel » sur l’île de Nantes devrait attiser quelques convoitises.

En attendant, le marché de l’immobilier de bureau s’est bien tenu en 2003 à Nantes, en dépit d’une conjoncture économique médiocre. Atis Real Auguste-Thouard estime à 69 700 m2 le volume de transactions réalisé dans l’année, un chiffre nettement supérieur à la moyenne des dix dernières années. L’étude commune du Club immobilier Nantes-Atlantique (Cina) et de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération nantaise (Auran), dont le comptage est un peu différent, confirme ce dynamisme. Elle identifie un volume de transactions de 80 000 m2, en hausse de 11,5 %. Philippe Josse, directeur délégué d’Auguste-Thouard, voit là un certain dynamisme de la province dans le développement du tertiaire. « 65 % des emplois sont tertiaires en province contre 80 % à Paris ; il y a un effet de rattrapage. »

La conséquence de ce bon niveau d’activité est une baisse de 28 % du stock global de bureaux à Nantes fin 2003, après une hausse sur les deux années précédentes. Pour Philippe Josse, la raison essentielle est une chute de 51 % de la production de surfaces neuves, liée en partie au manque de foncier et à un certain attentisme des promoteurs.

200 000 m2 programmés d’ici à 2007 dans le Triangle des affaires

Dans l’immédiat, l’offre de locaux neufs se concentre en périphérie, il ne reste presque plus rien dans le centre. Auguste Thouard identifie pour 2004 deux projets à Saint-Herblain (Novalis, 2 100 m2, et Atalante, 2 400 m2) et un immeuble de 3 050 m2 à La Chapelle-sur-Erdre.

A plus long terme, le cabinet identifie 44 500 m2 d’immeubles tertiaires en projet, dont 30 000 m2 pour 2005 potentiellement. Dans le centre, la gare conserve un fort pouvoir d’attraction. Un projet de 3 900 m2, porté par Arc, doit être construit boulevard Stalingrad d’ici à juin 2005. Dans le quartier Champs-de-Mars, tout proche de la gare, la moindre dent creuse donne actuellement naissance à un projet nouveau. Sogeprom et ADI prévoient 4 500 m2 rue de Crucy, Giboire prépare 4 000 m2 en blanc sur l’îlot Delrue et Eiffage 2 700 m2 rue de Saverne, pour le compte de la communauté urbaine.

Cette ébullition confirme la vocation tertiaire de ce quartier et le potentiel d’un futur quartier d’affaires sur le site proche du Pré-Gauchet, en profonde mutation dans le cadre du grand projet de ville (GPV). « C’est là l’extension naturelle d’un quartier d’affaires existant et permettant de faire figurer Nantes aux côtés de pôles comme Lyon-Pardieu, Euralille ou Euroméditerranée. Il est important pour les investisseurs qu’un tel quartier soit balisé. »

Nantes ne peut pour autant prétendre rivaliser avec de telles métropoles, tempère Philippe Josse, rappelant que la « valeur top » sur le marché nantais avoisine les 145 euros de loyer annuel par mètre carré (hors taxes, hors charges et parking), contre 191 euros à Lyon, 185 à Marseille, 183 à Strasbourg et 160 à Lille.

PHOTO : De g. à dr. : Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire, Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, Philippe Launay, vice-président de la CCI, et Charles Gautier, président de l’Agence de développement économique, devant maquette et écrans de simulation en 3D de l’île de Nantes.

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