Régions Loire-Atlantique

Nantes Métropole Habitat imprime sa marque sur l’île

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale - Education - ERP sans hébergement - Logement social - Marché de l'immobilier - Qualification des entreprises

183 M€ Investissements du département d’Ille-et-Vilaine dans les collèges d’ici à 2021.

1 973 Nombre de logements sociaux financés en 2016 dans la région Centre-Val de Loire.

5 271 Nombre d’entreprises de la région Pays de la Loire qualifiées RGE.

Source : Qualibat.

Et de trois ! Après l’Oiseau des îles en 2014 (architectes Antonini-Darmon), l’Ilot des îles (architectes Garo-Boixel) sur le point d’être achevé, Nantes Métropole Habitat lancera début 2018 le chantier de sa troisième opération dans le quartier de la Prairie-au-Duc sur l’île de Nantes. Fin janvier dernier, au terme d’une consultation en conception-réalisation, le bailleur social métropolitain a désigné le groupement lauréat de ce qui sera sa plus grosse opération de l’année avec 120 logements et une émergence en R + 11 sur la parcelle « i1 » (budget global : 15 millions d’euros). C’est Sogea Atlantique qui conduira ce groupement aux côtés de l’architecte libanais de renommée internationale Youssef Tohme (YTAA), des jeunes architectes prometteurs de THE Architectes (Nantes et Paris), d’Arbonis (filiale bois de Vinci) et d’AIA Ingénierie.

Murs en ossature bois. Le concours, qui imposait un volume de bois de 185 m3 , une maquette numérique et bien évidemment une réponse aux critères de durabilité de la ZAC (espaces partagés, surfaces complémentaires, mutualisation du rez-de-chaussée, espaces vitrés, hauteurs sous plafond de 2,7 m…), avait stimulé le gotha du BTP. « La qualité globale des cinq propositions en finale était excellente, mais le projet de l’équipe Sogea-YTAA a encore été amélioré après des négociations », commente Sébastien Garat, directeur développement et patrimoine de l’OPH.

Le projet proposé par Youssef Tohme forme un « i » avec un socle de cinq étages et une tour de onze étages au centre, ceinturée par des balcons filants sur lesquels seront fixés des « volets papillons » en extrémité. Avec une surface de plancher de 9 320 m2 correspondant à 7 630 m2 de surface habitable, le programme comprendra 80 logements locatifs sociaux, 40 logements en accession sociale (PSLA), 305 m2 de commerces en rez-de-chaussée et un parking de 96 places en sous-sol. Huit logements seront orientés vers l’accompagnement des personnes âgées à domicile avec la Fondation Cémavie. Tous les logements seront traversants et disposeront d’un espace complémentaire (loggia, jardin d’hiver, local annexe, balcon… ). Le linéaire des 40 logements en accession sociale donnera directement sur le futur parc métropolitain. Les duplex pourront profiter de toitures-terrasses tandis que les autres toitures seront végétalisées.

La structure principale sera réalisée en béton avec le procédé Habitat Colonne en poteaux-dalles développé par Vinci et les murs seront réalisés en ossature bois. « L’utilisation du bois apporte une bonne performance thermique, ce qui nous permet de viser la RT 2012 améliorée de 20 %, mais la faible épaisseur des murs nous fait gagner de la surface de plancher, soit 3 à 4 m2 pour un T3 de 66 m2 », explique Sébastien Garat. Cette qualité des logements trouvera sa traduction en façade à travers l’écriture architecturale néo-industrielle propre à Youssef Tohme. « C’est un projet à la fois massif et évanescent qui se fond dans le paysage », s’est félicité Marc Patay, le nouveau directeur général de Nantes Métropole Habitat.

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