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NANTES Entretien avec Laurent Théry, directeur général de la Samoa « Nous lançons la première phase du futur écoquartier de la Prairie-aux-Ducs »

Mots clés : Aménagement paysager - Architecte - Architecture - Espace vert - Métier de la construction

Alors que la Samoa s’apprête à lancer une consultation pour l’architecte-urbaniste qui succédera à Alexandre Chemetoff dont le contrat se termine, le développement du futur écoquartier de l’île de Nantes, face au parc urbain des chantiers en bord de Loire, se dessine.

Le contrat de la Samoa avec Alexandre Chemetoff pour l’aménagement de l’île de Nantes, signé en 1999, se termine. Comment envisagez-vous la suite ?

Nous allons relancer une consultation. L’apport d’Alexandre Chemetoff a été essentiel et a permis la réalisation d’un projet hors du commun. Mais il est intéressant de rechercher une nouvelle vision du développement urbanistique de ce territoire encore en devenir.

Quel est l’impact de la crise immobilière sur l’opération « île de Nantes » ?

Le ralentissement est là. Les promoteurs sont plus prudents. Mais il n’y a pas eu d’arrêt de projet, quelques phasages et retards seulement. L’atout de l’île de Nantes, c’est la multiplicité des opérateurs, la diversité des opérations, de toute taille et l’attractivité croissante grâce aux aménagements urbains réalisés. Par exemple lors de la récente consultation pour la première phase de l’îlot A du futur écoquartier de la Prairie-aux-Ducs, dix-huit promoteurs ont répondu. C’est Giboire qui vient d’être retenu pour un ensemble mixte à dominante habitat de 15 000 m2. Il choisira l’architecte à l’automne, parmi les trois que nous avons présélectionnés. La consultation des promoteurs pour la phase 2 sera lancée mi-2010. D’autres tranches suivront, quatre en tout a priori. Pour chaque îlot nous prévoyons un « immeuble haut » de treize à quatorze niveaux pour respecter les souhaits de densité urbaine de Nantes Métropole. Donc nous sommes optimistes pour le développement de ce nouveau quartier à forte ambition environnementale, un « quartier dans un parc » qui représente 55 000 m2 à construire d’ici à 2014.

Où en est l’opération « Tripode » ?

Nous sommes arrivés à une solution sans le magasin Castorama qui a fait l’objet d’un recours. Il sera remplacé par 1 500 m2 de surfaces commerciales, ce qui ramène l’ensemble à 45 000 m2. L’agence Portzamparc a revu le projet. Nous avons signé un avenant avec Nexity qui va construire les 20 000 m2 de bureaux attendus notamment par Veolia et les services de l’Etat. Les travaux vont débuter en fin d’année, de même que ceux des logements de Nexity et de LNH et des deux résidences hôtelières prévues.

Quel est l’état d’avancement du « quartier de la création » ?

ADI a déposé le permis de construire du bâtiment qui va accueillir l’agence d’architecture Forma 6 et la Maison de l’architecture des Pays de la Loire. C’est le cœur du « quartier de la création ». A côté, d’ici à 2013, dans les halles Alstom, vont venir l’école des Beaux-Arts et progressivement d’autres établissements d’enseignement. Le projet « Eureka » porté par Giboire pour les télévisions locales et dessiné par Lipsky-Rollet entre en chantier, de même que « La Fabrique », l’équipement municipal pour les musiques actuelles, conçu par Tetrarc. L’immeuble « Manny », porté par le promoteur nantais Axel Colin et initié par le groupe de design Coupechoux sera livré en fin d’année. Les projets Ehundura du groupe de design Moswo et confié à l’agence Leibar-Seigneurin et le pôle arts graphiques (cabinet Lépinay) ont pris un peu de retard mais ne sont pas remis en cause.

Où en est le grand projet d’hôpital à proximité de l’actuel bâtiment dit de la Marée ?

Nous sommes en attente de la décision de l’Etat concernant la reconstruction totale du centre hospitalier régional sur l’île de Nantes. Nous sommes déjà propriétaires d’un site de 90 000 m2 acquis auprès de RFF. Mais la reconstruction complète du CHR nécessite 200 000 m2. Nantes Métropole étudie les conditions d’évolution du site du MIN qui pourrait être délocalisé. Par ailleurs le Sernam qui doit s’installer au Grand Blottereau devrait céder son emprise à la Samoa, sans doute en 2013.

Globalement, quel est le potentiel de développement de l’île de Nantes aujourd’hui ?

De 2009 à 2014, nous lancerons autant d’opérations que précédemment, soit une soixantaine, sur la ZAC actuelle en renouvellement urbain, mais aussi sur des sites quasi vierges.

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