Territoires

Nantes Artistes et architectes réenchantent la ville

Mots clés : Architecte - Manifestations culturelles

Depuis quatre ans, à travers « Le Voyage à Nantes », la ville se découvre au gré d’un parcours culturel d’une quarantaine d’étapes dans lequel se rencontrent art, paysage, patrimoine et architecture contemporaine. « C’est une mise en scène de la ville. Quand on n’a pas un patrimoine d’exception, il faut être créatif », résume Jean Blaise, le fondateur de l’événement qui dirige la structure rassemblant les services culturels et touristiques de la métropole nantaise. Chaque année, les architectes nantais se prêtent volontiers à l’exercice et leurs interventions séduisent. Après le succès de « Balapapa » l’année dernière (une piscine à balles revisitée), les jeunes architectes de Détroit se sont associés à l’artiste Bruno Peinado pour proposer un playground d’inspiration lunaire. Sous l’emblématique grue Titan du parc des Chantiers, sur laquelle est suspendu un globe terrestre éclairé de l’intérieur, une sphère molle de 14 mètres de diamètre s’étale au sol, percée de cratères-trampolines. « Faire marcher les Nantais sur la Lune, c’est aussi pour nous l’occasion d’explorer d’autres territoires que l’architecture », explique l’architecte Pierre-Yves Arcile.

Terrain de foot en forme de croissant.

Les plus grosses agences se sont également prêtées au jeu. Dans le quartier rénové du carré Feydeau se tiennent des parties de foot endiablées sur un étrange terrain en forme de croissant dessiné par l’agence Barré-Lambot, associée au paysagiste Guillaume Sevin. Grâce à une anamorphose créée par un totem-miroir, les spectateurs installés sur des marches devenues gradin peuvent retrouver un terrain d’apparence classique… Mais cette fois, ce sont les joueurs et le ballon qui sont déformés.
Autre intervention d’architectes, autre succès : l’étonnant Skate Ô Drome, un mélange de skate-park et de vélodrome, construit par le collectif Fichtre sur le toit de l’école d’architecture fait le bonheur des riders nantais. En revanche, le jeune artiste Aymeric Caulay qui s’est inspiré du BTP pour créer un tractopelle en briquettes d’argile sur le très chic cours Cambronne n’a pas convaincu. Il faut reconnaître que cette installation, heureusement provisoire, rivalise avec les pires œuvres de rond-point d’entrée de ville.

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