Territoires

Nancy Le Musée lorrain rattrapé par son histoire

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

Unique en Europe par son ampleur et son environnement patrimonial, la rénovation-extension du Musée lorrain de Nancy reste suspendue à un avis de la Commission nationale des monuments historiques, à la suite d’une découverte archéologique inopinée. Ce contretemps ne devrait toutefois pas remettre en cause le projet du cabinet parisien Philippe-Charles Dubois et Associés, mandataire de l’équipe lauréate en septembre 2013 d’un concours international d’architecture.

Le programme, d’un montant de 43 millions d’euros, vise à réhabiliter et à rendre accessible le palais ducal datant de la fin du XVe siècle, à créer une nouvelle aile de 2 286 m2 et à ouvrir un musée-promenade au cœur de la ville Renaissance. « A la veille de la célébration du 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France, les travaux dans ce haut lieu touristique constituent un marqueur de l’identité régionale », souligne Lucienne Redercher, adjointe au maire de Nancy chargée de la culture.
Conduit sous la maîtrise d’ouvrage de la Ville, qui finance à parts égales avec l’Etat et le nouveau conseil régional, le projet doit offrir un nouvel écrin aux œuvres exposées et rassembler un hall d’accueil, une salle et un hall d’exposition, ainsi qu’une boutique dans une longue halle partiellement souterraine, parallèle au palais.

Travaux à partir de fin 2018.

En 2000, les premières fouilles archéologiques avaient mis en évidence des éléments de construction datant des XIVe, XVIe et XVIIe siècles. Les services de l’Etat, qui avaient validé l’avant-projet sommaire, doivent rendre leur avis sur un programme détaillé incluant la découverte récente du vestige d’un mur-jardin du temps du roi Stanislas. « Ce changement de statut aura certainement une incidence esthétique sur le projet », indique Richard Dagorne, directeur du musée.

Le chantier pourrait débuter fin 2018, avec le lancement simultané des dernières fouilles et des travaux sur les fondations. Dans une deuxième phase, la restauration s’étendrait à deux bâtiments adjacents : le palais du gouvernement et l’église-couvent des Cordeliers.

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