Annuel immobilier

Mutation La révolution en marche

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Télécommunications

Poussés par les géants du web, les professionnels de l’immobilier doivent s’adapter au monde des objets connectés. Pour répondre aux besoins. Et rester dans la course.

Gaffe au Gafa ! Les géants du web (Google, Apple, Facebook et Amazon) aidés des Natu (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) font bouger les lignes et opèrent un transfert de la valeur (du patrimoine, vers la valeur d’usage). Les professionnels de l’immobilier ne seront pas épargnés par le mouvement… Pour preuve, le premier hôtelier du monde, Airbnb, n’a pas eu à construire un seul mètre carré. Face à l’hyperconnexion des usagers, et la transformation de leurs besoins, le bâtiment doit faire preuve d’agilité et de flexibilité.

« L’uberisation va toucher l’immobilier. Demain, nous allons devoir gérer la vacance des espaces de bureaux et la façon de les remplir », anticipe Philippe Depoux, directeur de la foncière Gecina lors d’une conférence organisée par l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) en octobre. En outre, « le client final ne sera plus seulement le signataire du bail, il va également falloir s’occuper sérieusement des usagers », ajoute-t-il. Pour anticiper les nouveaux modes de travail (coworking, télétravail, etc.) et répondre aux besoins futurs, « nous devrons offrir d’autres espaces que le siège à nos clients », estime Philippe Depoux. Les grands propriétaires pourront, par exemple, mettre en réseau leur patrimoine pour proposer des locations de courte durée et permettre aux grands usagers des bâtiments de tirer des revenus des espaces sous-utilisés. A condition, bien sûr, d’avoir une bonne visibilité de leur patrimoine (voir p. 72), de savoir rassurer les grands usagers sur leur besoin de sécurité et de confidentialité, et de connecter les bâtiments existants Avec le développement du Li-fi (Wi-fi par la lumière), par exemple, « l’information est géolocalisable instantanément », rappelle Diego Harari, directeur de l’innovation chez Vinci Immobilier. Cette technologie permettra une meilleure allocation des espaces, tout en donnant des informations sur les pièces à chauffer, à éclairer… Le Li-fi permet donc de faire des économies d’énergie. « Cette technologie propose également de répondre à l’évolutivité des capteurs sans avoir à rajouter un point GTB (système informatique permettant de superviser les équipements installés dans un immeuble, NDLR) », ajoute Diego Harari.

Territoires à énergie positive. Très rapidement, le développement du numérique va dépasser les frontières du bâtiment pour favoriser le développement des territoires à énergie positive. C’est d’ailleurs déjà le cas sur certains morceaux de ville, à l’exemple d’Hikari, le premier îlot d’immeubles à énergie positive livré à Lyon Confluence (voir p. 32). Pour espérer une poussée de la ville connectée, les collectivités locales doivent se saisir de la question. « Certains élus sont très sensibles aux notions d’innovation, car un maire capable de prendre des décisions raisonnées en matière de gestion de sa ville satisfait ses administrés, et donc ses électeurs, note Florence Castel, directrice générale du cluster Advancity dédié à la ville durable. Toutefois, les collectivités se montrent extrêmement sensibles sur les questions de propriété et d’administration des données. »

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99,4 % des objets physiques ne sont toujours pas connectés.

10 milliards d’équipements sont connectés. 50 milliards le seront d’ici à 2020.

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