Régions Rennes

Mur antibruit cherche artisans à loger

Mots clés : Artisanat

Se saisir d’une contrainte technique pour produire un équipement innovant. Telle est l’ambition du Mur habité, ce projet architectural et paysager programmé pour l’été 2017 le long de la voie ferrée, dans le quartier de Cleunay à Rennes. Le principe consiste à s’appuyer sur la réalisation réglementaire d’un écran acoustique d’une centaine de mètres de long pour y adosser une structure en bois destinée à accueillir huit ateliers d’artisans d’art. La réalisation d’une place viendra compléter l’ensemble et animer cet îlot enchâssé entre le chemin de fer et les Ateliers du vent (pôle culturel occupant l’ancien bâtiment de l’usine Amora, récemment requalifié).

Menées dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Claude-Bernard, les études d’impact avaient relevé une exposition importante au bruit pour les riverains. Cet équipement composé de panneaux acoustiques réfléchissants devrait modérer le niveau sonore de 80 à 50 décibels. Et, de fait, générer un espace public de convivialité pour ce quartier principalement résidentiel.

Alternance et diversité des matériaux. Implanté à l’arrière de la friche culturelle, cet ouvrage surmonté d’un toit-terrasse, circulable, sera connecté par une passerelle à la résidence étudiante Polaris qui termine l’îlot. Cette balade au-dessus de la voie ferrée sera sécurisée par une surhauteur de trois mètres des panneaux vitrés. Le coût de l’opération, confiée à l’agence Lebunetel, est estimé à 1,2 million d’euros.

L’agence d’architecture montpelliéraine a pris le parti de l’alternance et de la diversité des matériaux : opacité du fibrociment rouge avec la transparence du verre ; bois pour le bâti et traitement plus minéral pour la place…

L’attribution des huit modules fait l’objet d’un appel à projets auprès des artisans et créateurs d’art par l’aménageur de la ZAC, Territoires & Développement.

Les candidatures devront être déposées au plus tard le 18 novembre 2016. Ce projet s’inscrit dans le « travail de couture » que la Ville entend mener autour de la voie ferroviaire, afin de gommer la frontière physique et mentale qu’elle constitue entre le sud et le nord de la ville.

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