Territoires

Montpellier L’Arbre blanc sort de terre

L’architecte japonais Sou Fujimoto a posé, le 9 juin, la première pierre de l’Arbre blanc, à Montpellier, en présence de ses deux associés, Nicolas Laisné et Manal Rachdi, et des quatre promoteurs qui portent ce projet hors normes : Promeo Patrimoine, Evolis Promotion, Crédit agricole Immobilier et Opalia. Plantée au bord du Lez, à l’est de Montpellier, cette tour de 110 logements se singularisera par le foisonnement des balcons et ombrières qui envelopperont son corps central comme le feuillage d’un arbre. Ces espaces extérieurs totaliseront 3 400 m2, soit plus du tiers de la surface habitable (9 600 m2). Chaque appartement disposera ainsi d’une ou deux terrasses de 10 à 35 m2. Les surfaces vitrées, assurant la transition entre l’intérieur et l’extérieur, représenteront 40 % des façades, soit le double du ratio habituel.

« Nous avons eu la chance unique de pouvoir dessiner ce projet en toute liberté, observe Nicolas Laisné. Nous disposions d’un terrain sans voisins, entouré uniquement d’espaces publics. La Ville voulait une réalisation étonnante, les promoteurs aussi. Les règles d’urbanisme étaient assez souples et aucune prescription architecturale ne nous était imposée, comme c’est le cas dans les ZAC. » Les concepteurs ont eu une seule contrainte à respecter, celle de la hauteur, plafonnée à 49 m pour échapper à la réglementation liée aux immeubles de grande hauteur.

La deuxième « Folie »… et la dernière.

L’Arbre blanc est la deuxième (et dernière) des « Folies architecturales du XXIe siècle », un programme de douze réalisations lancé par l’ancienne municipalité de Montpellier et stoppé par la nouvelle. « Nous aurions pu arrêter l’Arbre blanc, commente Stéphanie Jannin, adjointe à l’urbanisme. Nous ne l’avons pas fait car il s’agit d’un bon projet, qui aborde la question clé de la qualité de vie méditerranéenne. Sou Fujimoto a pleinement donné réponse à cette question. L’Arbre blanc n’est pas une folie mais un poème, qui allie la sérénité et l’audace. »

Le bâtiment est aujourd’hui presque entièrement commercialisé (à des prix s’échelonnant entre 4 200 et 6 200 euros/m2). Sa livraison est annoncée pour l’été 2018.

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