Régions

Mobilité Remettre la gare au centre des enjeux

Mots clés : Collectivités locales - Réseau routier - Transport ferroviaire

Le projet de création d’un centre multimodal autour de la gare de Chambéry est le plus structurant de l’agglomération, tant il participera à l’évolution des modes de déplacements. L’objectif est de regrouper parking relais, gare ferroviaire, gare routière interurbaine, pôle d’échanges de transports en commun, pistes cyclables le long d’un axe perpendiculaire à celui, requalifié, de la Leysse. « Il nous faut valoriser deux grandes chances, explique le président de Chambéry Métropole Louis Besson : le fait que la voie rapide urbaine, principal itinéraire de transit, irrigue bien le centre ville ; et le fait que notre gare est également implantée au cœur de la ville. Il y a là l’opportunité de créer un nœud intermodal. »

Programme de bâtiments tertiaires

Les études commencent pour la réalisation du vaste parking relais de la Cassine, entre la voie rapide urbaine et les voies ferrées. Directement branché sur la deux fois deux voies, il incitera les automobilistes à ne pas pénétrer en ville pour se rendre à la gare, voire au centre-ville. Une passerelle réservée aux modes doux (piétons, cyclistes) franchira la gare actuelle par-dessus (avant la réalisation, à l’horizon 2020, d’une véritable gare-pont pour accueillir le TGV Lyon-Turin) pour déboucher à proximité immédiate de l’axe de la Leysse, nouvelle entrée dans le centre-ville. « Cela met la Cassine à trois minutes des halles », assure Louis Besson. Le conseil général conserverait sa gare routière place de la gare pour les usages quotidiens, mais étudie la possibilité de transférer l’accueil des cars touristiques côté Cassine, plus proche de la voie rapide urbaine. Quant au centre d’échanges des bus, il s’implanterait au nouvel épicentre de la ville, quai du jeu de paume.

« La priorité, c’est la réalisation du parking relais et de la passerelle, annonce Louis Besson. La maîtrise foncière est à peu près assurée. Nous attendons d’ultimes décisions pour boucler le tour de table financier, et voudrions terminer cette première phase à la fin du mandat. » L’ensemble représente un investissement d’une quarantaine de millions d’euros.

Le quartier de la Cassine ainsi désenclavé accueillera à terme un programme de bâtiments tertiaires. « Le pôle d’affaires, évidemment connecté à la gare internationale du Lyon-Turin, s’étalerait sur dix hectares dont nous nous assurons dès à présent la maîtrise foncière, et une étude d’urbanisme va s’engager.

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