Territoires La Ciotat

Mixité à tous les étages pour la ZAC du Garoutier

Environ 400 logements collectifs et 115 logements individuels sur une quinzaine d’hectares au sein la ZAC du Garoutier (22 ha) : c’est le projet d’urbanisation de 65 000 m² SP que vient d’engager le promoteur Ogic, aménageur de cette ZAC sur les hauteurs de La Ciotat. Un lieu qui a également une histoire : la plupart des terrains appartenaient à la famille de Jean Boiteux, premier champion olympique français de natation en 1952 à Helsinki. Le bassin dans lequel il s’entraînait, en partie haute du site, sera conservé et remis en état.

« Cette opération, à la demande de la Ville, sera très diversifiée pour couvrir toutes les étapes d’un parcours résidentiel, du locatif social à l’acquisition d’une maison individuelle. Beaucoup d’attention a également été portée à son intégration dans l’environnement, dans une démarche d’écoquartier », souligne Mireille Vernerey, directeur général des régions chez Ogic. L’offre de ce programme, primé aux Pyramides d’argent 2016 de la FPI Provence, est large et variée : 81 logements locatifs sociaux (Erilia), 28 en dissociation foncière (Erilia également), 48 logements locatifs intermédiaires (SNI), 97 à prix maîtrisés pouvant bénéficier d’un taux de TVA réduit sous condition de ressources, 124 à TVA 5,5 %, 22 en accession libre à TVA normale. S’ajoutent 115 lots à bâtir pour des candidats à la maison individuelle. Les prix moyens pour les logements collectifs vont s’échelonner de 3 000 à 4 400 euros/m², et la commercialisation a déjà atteint 80 %.

Voie douce et trame bleue.

Conçu par le cabinet Vernerey, architecte-urbaniste, avec L’Atelier du Paysage, Urban Consult et les bureaux d’études Eau et Perspectives, Infra-Consult et BTM, le projet a été divisé en plusieurs secteurs : les logements collectifs au centre, autour d’une placette centrale et au sud, et les logements individuels au nord, tous irrigués par des voies de circulation douces et un mail piéton nord-sud. « Les cœurs d’îlots seront protégés des vents dominants et largement arborés. Une des résidences bénéficiera même d’un atrium central végétalisé, recouvert par une verrière », explique l’architecte Bernard Vernerey. La pente naturelle du site est également conservée et permet de créer une « trame bleue » pour la gestion des eaux de ruissellement : une succession de bassins de rétention, aménagés en espaces naturels plantés. Le chantier s’est ouvert en février et les matériaux issus du terrassement, réalisé par l’entreprise Allamanno (20 000 m3 auxquels s’ajoutent 8 000 m3 de terre végétale), seront recyclés et réutilisés sur site. Le gros œuvre, avec trois grues en place, est en cours avec l’entreprise Corino BTP.

« Nous prévoyons de livrer fin 2017 les logements actuellement engagés. Car un obstacle administratif nous empêche de démarrer la centaine de logements au sud », précise Mireille Vernerey. L’architecte des Bâtiments de France a en effet prescrit une étude paysagère, liée à la présence de la Bastide Marin, un édifice du XVIIe siècle inscrit aux Monuments historiques. Une décision qui bloque le projet dans sa partie sud.

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