Gestion

Mise en conformité des foreuses : c’est l’heure !

Mots clés : Géotechnique - Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Génie civil. Au 31 décembre 2015, les foreuses de géotechnique doivent être équipées d’accessoires de sécurité additionnels. Une opération coûteuse mais nécessaire au vu du risque d’accident.

Quand, en mai 2013, a été publié au Journal officiel un « avis aux fabricants, importateurs, distributeurs et utilisateurs de foreuses pour les chantiers de sondages en rotation et verticaux dans le domaine de la géotechnique » imposant aux possesseurs de foreuses d’installer des protections supplémentaires sur leur machine, la réglementation leur accordait un délai d’un an et demi pour se mettre en conformité. Ces ajouts se résument à la pose d’un soufflet autour des cardans, à la présence de commandes d’arrêt d’urgence et à une cage de protection qui enferme l’outil rotatif. La date butoir approche : elle est fixée au 31 décembre 2015, soit dans quelques semaines. Ginger CEBTP, gros utilisateur de ce type de machine, a achevé, cet automne, le programme de sécurisation de son parc, une opération qui a pris plus d’un an. « Nos 80 machines sont sécurisées, confirme Jean-Paul Mourier, directeur du pôle sondage de Ginger CEBTP. Nous avons installé des accessoires de sécurité additionnels sur 60 d’entre elles ; les 20 restantes sont des machines achetées neuves, déjà équipées, qui sont venues remplacer de vieux modèles. » L’opération représente un investissement conséquent car l’intervention sur une machine en parc coûte environ 20 000 euros. « Je pense que la plupart des entreprises de géotechnique se sont mises en conformité », estime Jean-Paul Mourier. Mais une ambiguïté demeure. Le texte fait précisément référence aux « foreuses de géotechnique utilisées dans les travaux de sondages en rotation et verticaux ». Or les mêmes matériels sont également utilisés par les foreurs d’eau et les installateurs de chauffage géothermique. Ceux-là pourraient être tentés de se soustraire à leurs obligations sous prétexte qu’ils ne pratiquent pas de travaux de sondages. Libre à eux d’opter pour ce jeu sémantique mais, en cas d’accident, le tribunal risque de ne pas apprécier… car ces machines sont dangereuses. Elles provoquent en moyenne en France une mort par an. Le happement est la cause principale des accidents, dont 64 % sont mortels. Quant aux blessés, ils sont souvent gravement touchés : arrachement d’un doigt, d’une main, d’un bras… Espérons que la mise en place des cages de protection fera baisser ces terribles statistiques.

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