Territoires Var

Mini Green Power valorise en énergie la biomasse locale

Mots clés : Energie renouvelable

A Hyères, Jean Riondel, ingénieur Ensam, associé à Hubert Sabourin, qui a fait carrière dans l’industrie pétrolière avant de se reconvertir dans les énergies renouvelables, met au point, avec sa start-up Mini Green Power, un démonstrateur industriel de petites centrales énergétiques vertes. Installateur de turbines à gaz parmi les plus puissantes au monde, il conçoit désormais de petites unités de production d’énergie renouvelables fonctionnant à partir de biomasse locale. Une production de préséries devrait être effective sous six à huit mois avec en parallèle le début de la commercialisation sur le territoire national ou à l’export. Fonctionnant à partir de résidus végétaux, ces centrales modulaires et compactes, dont le fonctionnement est basé sur la pyrogazéification (qui permet de transformer en gaz la biomasse), peuvent produire de l’électricité ou de la chaleur pour chauffer des bâtiments, alimenter un réseau, sécher des boues de stations d’épuration, etc. Pouvant fonctionner avec 2 000 à 2 500 tonnes annuelles de résidus, elles fournissent en cogénération 400 MWh/an d’électricité (besoins de 65 logements) et 2 400 MWh/an de chaleur (200 logements) et 4 000 MWh/an en chaleur pure. « Nous visons plusieurs débouchés : les collectivités de 20 000 à 60 000 habitants, les exploitants de centres de traitement de déchets, la production d’électricité dans les pays ayant un accès difficile à l’énergie où nos centrales peuvent être couplées à du solaire », explique Jean Riondel.

Rapide retour sur investissement.

Créée en 2014, Mini Green Power compte aujourd’hui 10 personnes. Elle a travaillé avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et différents partenaires pour mettre au point cette technologie. Trois brevets (dont deux apportés par un des membres de Mini Green Power, expert en gazéification) ont été déposés. Avec une technologie propre (carbone neutre et faibles émissions de poussières et polluants), ces petites centrales génèrent des économies et des revenus (coût de transport des déchets, production d’énergie qui peut être revendue, etc) et ont un avenir prometteur. La start-up a déjà réussi à lever des fonds à hauteur de 1,6 million d’euros, auprès d’investisseurs privés et de la Banque publique d’investissement (BPI). Elle prépare une augmentation de capital de 1,5 million d’euros supplémentaires et a lancé une opération de crowdfunding. « La principale difficulté est de convaincre une ou des collectivités à s’équiper dans l’Hexagone, malgré un investissement abordable, 700 000 à 750 000 euros, et un retour sur investissement en seulement trois à cinq ans. L’export pourrait être notre premier débouché », note Jean Riondel. Si le marché répond, Mini Green Power vise 35 millions de chiffre d’affaires et la production de 50 centrales par an sous cinq ans.

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