Architecture Technique Béton

Mieux l’endormir, pour le réveiller au bon moment

Mots clés : Béton

Endormir et réveiller un béton selon ses besoins et surtout selon les aléas du chantier : c’est ce que Lafarge propose, avec la technologie Trigger, qui a été mise au point en laboratoire pendant quatre ans. L’industriel la met en œuvre, depuis deux ans, sur des chantiers en Rhône-Alpes. « Il ne s’agit pas d’un retardateur de prise classique, puisque l’action consiste ici à bloquer l’hydratation des grains de ciment », explique Emmanuel Garcia, directeur de l’agence Lafarge de Lyon. Le principe du Trigger repose en effet sur une double adjuvantation. Le béton est adjuvanté au sortir de la centrale avec une solution qui l’« endort » pendant une période pouvant aller jusqu’à 48 heures. Une fois sur le chantier, que celui-ci se trouve loin de la centrale ou qu’il se déroule la nuit ou le week-end, un deuxième adjuvant est versé dans la toupie en agitation, afin de déclencher la prise. Si le produit apporte davantage de souplesse, il impose une évaluation précise des quantités de béton nécessaires.

Les formulations de la plupart des bétons sont adaptables au Trigger. « Seuls les bétons très fermes, avec une classe de fluidité S1 ou S2, ne sont pas compatibles », précise Emmanuel Garcia. En revanche, les bétons courants de type C20/25, C25/30, C30/37 et Thermédia ont déjà été mis en œuvre avec le Trigger. La technologie a également servi à des réparations d’ouvrages d’art soumis à des cycles de gel/dégel et de salage. Si le prix de vente est confidentiel, le directeur d’agence précise qu’il est intéressant pour des petits volumes. En cas de réalisation de gros volume, il est plus rentable d’ouvrir une centrale à proximité.

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