Autres Augustin Bonnardot, forestier arboriste

« Mieux connaître les arbres pour mieux les protéger »

Mots clés : Apprentissages - Architecture - Etat et collectivités locales - Urbanisme - aménagement urbain

Seul forestier arboriste au sein d’un conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), Augustin Bonnardot exerce cette fonction en Seine-et-Marne depuis près de vingt ans, au service des arbres forestiers et des plantations urbaines. Il nous parle de ses missions de conseil et des actions de formation et de sensibilisation qu’il a mises en place, du rôle des CAUE auprès des petites communes rurales, qui représentent la grande majorité des collectivités de Seine-et-Marne… Le forestier arboriste ne dissimule pas les inquiétudes qui pèsent sur les CAUE à l’heure des réformes territoriales.

Pouvez-nous présenter la prochaine Arborencontre que vous organisez début juin ?

Depuis près de vingt ans, nous organisons, chaque année, une à deux Arborencontres. Ce sont des journées techniques ouvertes aux élus, aux techniciens des communes, aux professionnels de l’arbre, ainsi qu’aux étudiants et aux amateurs. Nous choisissons chaque fois de nous intéresser à un thème différent – la plantation, la gestion des arbres remarquables, le haubanage, la taille, la formation… – et de programmer cet événement dans une nouvelle commune du département. La journée s’articule autour d’une matinée de conférences et d’une après-midi sur le terrain où nous accueillons entre 100 et 200 personnes. En juin, la trentième manifestation de ce type s’intéressera aux « animaux partenaires de la gestion des espaces naturels et paysagers », avec des présentations d’expériences d’écopâturage, de traction équine et asinienne, de débardage à cheval, de prédation des insectes ravageurs par les oiseaux, de brigade équestre, de désherbage avec des oies, ou d’apiculture.

Plus globalement, quelles sont vos missions au sein du CAUE 77 ?

Mon travail est centré sur le conseil aux communes ainsi qu’aux propriétaires privés pour la gestion de leur patrimoine arboré, que ce soient des espaces de type forestier ou des plantations d’ornement. C’est une mission assez spécifique car, à ma connaissance, aucun autre CAUE ne consacre un emploi à plein temps au domaine de l’arbre. Mon travail peut concerner une analyse de l’état des plantations existantes, des conseils pour le choix des essences à planter et pour l’entretien de ces jeunes arbres, ou la mise en place de moyens de protection d’arbres remarquables… Nos conseils sont simples et gratuits, et nous n’assurons pas de maîtrise d’œuvre ni de travaux, car nous n’avons pas vocation à nous substituer aux bureaux d’études ou aux entreprises. Si nous apportons notre aide aux propriétaires privés qui en font la demande, l’essentiel de nos actions s’adresse aux communes. Notre département en compte 513, dont plus de 80 % ont une population de moins de 3 000 habitants. Pour ces petites collectivités rurales, qui ne disposent généralement pas de compétences techniques en interne, le CAUE constitue une précieuse aide pour préserver et mettre en valeur les arbres de leur territoire, ainsi que pour réaliser des aménagements adaptés aux moyens financiers et techniques modestes dont ils...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 380 du 10/06/2015
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