Autres Philippe de Beco, président du directoire de Socoda

« Messieurs les fabricants, faîtes à tous les mêmes conditions ! »

Mots clés : Distribution - Industriels du BTP

Philippe de Beco, président du directoire de Socoda, a reçu la rédaction de Négoce pour une discussion à bâtons rompus sur le paysage de la distribution et l’avenir du groupement.

Négoce – Quel est le bilan de Socoda en 2016 et sur ce début d’année ?

Philippe de Beco –L’activité redémarre dans l’ensemble de nos métiers. Dans notre branche acier, nous avons enregistré une croissance de 11 % en volume en 2016. Et cette tendance haussière s’observe sur les premiers mois de 2017. À fin février, les volumes ont progressé de 7 %, le chiffre d’affaires de 18 %. Sur l’activité quincaillerie-outillage-fourniture industrielle (qofi), on termine 2016 à 0. Mais en 2017, nous sommes à + 6 %. Sur le pôle négoce technique, le climat s’améliore aussi. Après une année 2016 à + 2 %, les ventes ont grimpé de 6 % sur les trois premiers mois de 2017. Le constat est identique pour , où nos résultats sont supérieurs à ceux du marché. En électricité, nous avons terminé à + 2 % quand le marché était à 0. Sur les premiers mois de 2017, nous sommes à + 2 % quand le marché est à + 2,6 % selon les chiffres de la fédération. En sanitaire-chauffage, 2016 s’est terminée à + 4 % quand la Fnas a annoncé + 1,40 %. À fin février 2017, les ventes ont poursuivi leur progression avec une hausse de 9,45 % [NDLR : + 6,30 %, selon la Fnas]. Quant à la décoration, nous avons réalisé une année 2016 flat, avec une petite progression de 0,46 % sur un marché à + 1,50 %. À fin février, nous sommes à 0. C’est normal, on commence rarement les chantiers par la peinture et la décoration (rire).

« L’indépendant pur et dur n’existe plus. »

Le nombre d’adhérents a-t-il évolué en 2016 ?

Non, pas vraiment. Certains adhérents sont partis, d’autres sont arrivés. De toute façon, le marché est distribué aujourd’hui. Je ne pense pas que cela va bouger dans les années à venir, sauf à ce qu’il y ait des regroupements de groupements. Je le dis depuis dix ans, à terme, dans la distribution, il n’y aura plus que deux groupes intégrés et un supergroupe-ment par secteur d’activité.

Ne reste t-il pas une place pour les indépendants...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 430 du 10/05/2017
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