Edito Coup de chapeau

Ménage à trois pour le bien commun

Henri Stoll, Joseph Fritsch et Thierry Speitel-Gotz entreront-ils un jour au Panthéon des collectivités locales ? Ces trois maires des villages alsaciens de Kaysersberg, Sigolsheim et Kientzheim le mériteraient en tout cas, puisqu’ils ont décidé de se marier. Pas de panique, il ne s’agit pas d’officialiser un ménage à trois, mais de la fusion des trois communes pour le bien commun.
On imagine aisément qu’il ne doit pas être facile pour un élu de voter la disparition juridique de sa ville, et d’inscrire son nom au fronton de l’hôtel de ville comme étant celui du dernier maire de son territoire. Si ces édiles se sont alliés, c’est pour faire face à la baisse des subventions de l’Etat et recevoir en guise de dot la manne de 100 000 euros prévue par la loi Pélissard.
A l’autre bout du pays, Paul Quéméner a également montré au cours de l’été son sens de l’intérêt général. En plus d’être un élu bâtisseur – cela va finir par devenir rare ! – le maire de Berrien (Finistère) a choisi de brader ses terrains à 1 euro le mètre carré pour attirer de nouvelles familles et sauver l’école du village. Là encore, la réponse à l’asphyxie des finances locales est plutôt culottée.
Et si les 35 996 autres maires de France s’inspiraient de ces bons exemples pour être un peu plus solidaires et desserrer ainsi les mâchoires de l’Etat ?

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