Enjeux

Méka Brunel, la femme qui pesait 20 milliards

Mots clés : Concurrence

Avec le rachat d’Eurosic, Gecina devient la quatrième foncière d’Europe. Sa directrice générale compte la développer en jouant collectif.

Dans les couloirs feutrés du huitième étage du 16, rue des Capucines (Paris IIe ), Méka Brunel peut enfin s’asseoir derrière son bureau. Sa série de road-shows auprès d’investisseurs et de partenaires internationaux vient de s’achever. A la tête du groupe Gecina depuis le 9 janvier dernier, sa directrice générale y a présenté la stratégie de la foncière devenue la quatrième d’Europe, depuis l’annonce du rachat amical de sa concurrente Eurosic pour 3,3 milliards d’euros fin juin. L’OPA a doté la nouvelle entité d’un parc immobilier tertiaire estimé à 15,3 milliards, le premier d’Europe. Au total, logements compris, son patrimoine s’élève à 19,5 milliards d’euros.

La suite des opérations commence. « Nous allons engager des cessions à hauteur de 1,2 milliard d’euros, complétées selon l’appétit du marché par un second volet de 1 milliard », confie-telle. Dans son bureau, le décor est sobre, animé par les trophées qui ont ponctué sa carrière. Pardon, son parcours : « C’est une promenade, un chemin qui se construit au fil des rencontres », estime-t-elle. Et surtout, au fil des imprévus.

Une rencontre décisive. Arrivée à Besançon en 1972, à l’âge de 16 ans, après avoir fui l’Iran – son pays natal -, celle qui voulait être ingénieure comme son père sort diplômée...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5945 du 20/10/2017
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