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MÉGASTRUCTURES EN PERSPECTIVE

Mots clés : Architecture - Matériel - Equipement de chantier

Puisant dans les œuvres du centre Pompidou et du Frac Centre, le Lieu unique interroge les architectures hors échelle et la vision ambiguë de l’avenir qu’elles véhiculent.

L’exposition « Mégastructures. Dimensionner l’avenir, les figures de la démesure » analyse les pulsions dont ces créations utopiques sont la manifestation, révélant un habitat du monde moderne en crise.

Organisée au Lieu unique à Nantes dans le cadre des 40 ans du centre Pompidou, l’exposition « Mégastructures » réunit les œuvres de deux grandes collections, celles de Beaubourg et du Frac Centre, dont l’un des axes forts est de réfléchir à de « nouvelles Babylones ». « Ces projets de la démesure figurent une possible narration d’un futur que l’on tente de représenter mais qui s’avère impossible à raconter », observent les deux commissaires. Directeur du musée national de l’Histoire de l’immigration, Aurélien Lemonier était auparavant conservateur au département architecture du centre Pompidou. Gwenaël Delhumeau, lui, est enseignant chercheur à l’Ensa Versailles. S’appuyant sur un corpus de 180 maquettes, dessins, films et documents divers, le duo s’interroge sur les figures de ces villes monde. Sans céder à la fascination pour ces objets spectaculaires, ils ont souhaité les remettre dans leur contexte et s’en servir comme d’un miroir pour y lire les symptômes d’une société en crise. Si certaines constructions, tel le Crystal Palace de Joseph Paxton à Londres en 1851, annoncent la vogue des mégastructures, ces dernières s’épanouissent pleinement dans les années 1960. Les expositions universelles constituent autant d’occasions d’expérimenter ces mégastructures à l’échelle 1, que l’on pense à l’Atomium de Bruxelles (1958) ou au dôme géodésique de Buckminster Fuller à Montréal (1967).

Obsessions techniques

Cette humanité mise sous cloche ne préfigure-t-elle pas l’effet de serre qui menace aujourd’hui la planète ? « Le contexte post- atomique de l’après-guerre confère une tonalité très ambiguë à ces réalisations, marquées par une inquiétude sous-jacente liée à la menace d’un univers...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 259 du 18/04/2017
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