Management et prévention Peinture-décoration

Mauler place l’écoconception au cœur de son développement

Engagé jusqu’à la fin 2011 dans une démarche collective d’écoconception, coordonnée par le pôle de compétitivité « Fibres Grand Est », le spécialiste alsacien de la protection et la décoration du bois Mauler en profite pour approfondir une stratégie constante : « Depuis sa création en 1919, notre entreprise a entretenu une culture de l’écologie et du respect de la nature », rappelle Daniel Mauler, gérant de la PME de 15 salariés, implantée à Soultz et Kingersheim (Haut-Rhin).

Au cours des deux jours de séminaire interne début juillet, épaulé par les experts du pôle de compétitivité « Fibres », le personnel de l’entreprise – dont trois ingénieurs chimistes et un ingénieur bois – s’est livré à « un essorage complet de la filière peinture-décoration », selon le dirigeant. En d’autres termes, ils ont passé au crible du développement durable leurs interventions ainsi que celles de leurs fournisseurs et clients. De la sélection des fournisseurs à l’optimisation des palettes d’expédition en passant par la pratique du covoiturage en interne, l’exercice n’a épargné aucun des maillons de la filière. En aval, l’hypothèse privilégiée concerne la gestion de l’emballage par le client final, invité à remplir son pot de peinture réutilisable à l’aide d’un robinet. Dans le cadre de partenariats avec des fabricants de rouleaux ou de brosses, Mauler envisage aussi d’inciter les peintres en bâtiment à limiter la surconsommation d’outils.

Limitation des composés organiques volatils

Dans son cœur de métier, Mauler ne se contente pas des preuves précoces de son engagement, dont témoigne l’application, dès 2007, des normes imposées à partir de 2010 en matière de limitation des composés organiques volatils. Thème phare du pôle « Fibres », la valorisation des déchets de papeterie ouvre la voie à de nouvelles matières premières, grâce à l’appui du centre de recherche et développement d’Arkema à Carling (Moselle). Anticipant l’adoption des futures règles européennes suivies en France par l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) qui recense 300 substances nocives pour l’être humain, dont 12 décelées dans ses propres produits, Mauler engage des recherches pour les éradiquer, y compris après évaporation et interaction chimique avec le support.
De cet effort, l’entrepreneur n’attend pas d’autre retour que la reconnaissance de la profession, comme l’une des entreprises françaises de pointe dans l’écoconception de produits de protection du bois.

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