Territoires

Marseille L’esplanade de la Major, dix ans après…

La réhabilitation de l’esplanade au pied de la cathédrale de la Major sur le front de mer de Marseille prend forme. Tous les principaux aménagements sont maintenant terminés et l’inauguration doit avoir lieu en septembre prochain. L’entreprise Berthouly et Sportiello a ainsi posé 9 500 m2 de dalles de granit gris. Un banc en pierre de 220 m de long a aussi été installé. 44 arbres doivent encore être plantés par EVL (Espaces verts du littoral). « Le granit n’est pas une pierre locale mais il a été néanmoins choisi pour sa résistance car il s’agit d’une esplanade où il y aura beaucoup de passage avec à la fois des piétons mais aussi occasionnellement des voitures. Il fallait un revêtement choisi en conséquence », explique Bruno Fortier, l’architecte de l’opération.

Des difficultés ont retardé le chantier.

Situé dans le périmètre d’EuroMéditerranée, ce réaménagement du parvis de la cathédrale a duré plus de dix ans en raison de difficultés techniques. Il a fait l’objet d’un concours en 2002 remporté par le cabinet Bruno Fortier. En 2008, des fouilles archéologiques conduisant à des découvertes importantes ont occasionné une première interruption du chantier. En 2009, les travaux ont à nouveau été arrêtés car il s’est avéré nécessaire de renforcer les voûtes qui contribuent à la stabilité de la cathédrale, situées côté ouest de l’esplanade. Ces travaux de confortement se sont terminés en 2014 et le réaménagement du parvis a pu reprendre. Le trafic routier qui circulait précédemment sur la place est désormais enterré dans le tunnel de la Major. Les travaux ont coûté 3,9 millions d’euros. Les promeneurs pourront désormais circuler jusqu’au MuCem, situé en contrebas, en empruntant cette nouvelle promenade piétonnière. Seul bémol, les bâtiments et hangars du Grand Port maritime de Marseille restent en l’état, sans rénovation ce qui contraste avec le renouveau du nouveau quartier et du front de mer. « Ce n’est pas faute d’alerter le port sur l’importance de rénover la totalité de la zone pour des raisons esthétiques. Mais pour l’instant, nos demandes restent sans réponse », regrette Laure-Agnès Caradec, la présidente de l’établissement public EuroMéditerranée.

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