Territoires

Marseille Disparition de René Egger, « architecte d’Etat »

A 100 ans, l’architecte René Egger s’est éteint le 17 février dernier. Il laisse à Marseille une œuvre considérable. « Il a littéralement “ construit Marseille et on lui doit une grande part du paysage urbain de la ville », rappelle le maire de la Cité phocéenne et vice-président du Sénat, Jean-Claude Gaudin. Son œuvre est en effet pléthorique : 150 écoles primaires construites dans l’urgence à la fin des années 1940 et 1950, 6 collèges, 3 lycées, les facultés de Saint-Jérôme et Luminy, la faculté de pharmacie, le CHU de la Timone, l’Ecole d’art et d’architecture de Luminy…

Discrétion.

« Pour comprendre tout projet d’architecture, il faut obligatoirement se pencher sur son histoire », soulignait celui qui se définissait comme un « architecte d’Etat ». « Les réalisations de René Egger racontent bien le XXe siècle de la ville, explique-t-on au Conseil régional de l’Ordre des architectes Paca : les écoles communales de l’après-guerre, l’arrivée des pieds-noirs avec le parc Bellevue, l’ère balnéaire avec les premiers plans du Prado. » Pendant plusieurs décennies, René Egger a aussi été l’architecte de Gaston Defferre et il a dessiné la ville moderne telle qu’on la pensait à l’époque : fonctionnelle et monumentale. Associé pendant des années à Fernand Pouillon, René Egger est resté discret « alors que les bâtiments portant sa signature sont encore des signaux aux quatre coins de la ville », souligne le Conseil régional de l’Ordre des architectes.

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