Autres Jean-Marie Pelt, botaniste

« Marier la nature et la spiritualité »

Mots clés : Démarche environnementale

En mai, la foisonnante production éditoriale de Jean-Marie Pelt s’enrichira d’un livre, Les légumes d’ailleurs et d’autrefois, publié aux éditions Fayard. Depuis un demi-siècle, les amoureux des plantes se reconnaissent dans la figure du botaniste et de l’humaniste, fidèle à ses engagements de toujours au service de Metz et de l’Europe, de l’écologie urbaine et de la foi chrétienne.

Pourquoi vous intéressez-vous aux légumes d’autrefois ?

Dans ce monde où on ne parle que d’innovation et jamais de tradition, ce sujet suscite une curiosité dont je me réjouis : nos ancêtres n’étaient pas des idiots !

Qu’y a-t-il de nouveau à dire sur ce sujet, depuis le livre que vous avez écrit sur les légumes en 1993 ?

La connaissance scientifique a beaucoup évolué, en particulier sur les vertus antiradicalaires des fruits et légumes, qui leur donnent des capacités protectrices contre le cancer. J’ai découvert beaucoup de choses que je ne connaissais pas à travers les monographies d’une bonne centaine de légumes, évoqués avec le regard du jardinier comme avec celui du consommateur.

Ces légumes révèlent-ils aussi des qualités esthétiques ?

Avec sa magnifique floraison jaune vif, le topinambour est très beau. Mais attention ! Vous en plantez trois dans votre jardin, vous en aurez dix l’année suivante et vingt l’année d’après. Il fait partie des légumes qui ont nourri la France en temps de guerre, d’où leur disgrâce imméritée. Disgrâce qui, pour les mêmes raisons, s’est révélée fatale au rutabaga, malgré sa richesse face aux radicaux libres.

Avez-vous redécouvert des variétés oubliées de légumes courants ?

Bien sûr, citons les pommes de terre violettes qui contiennent des anthoganes, ou les arbres à tomates d’Amérique du Sud. Les autres variétés de tomates proviennent de la fructification des pistils laissés par les fleurs, alors que l’arbre à tomates n’en possède pas. D’étonnants changements de vocation jalonnent cet aperçu mondial des légumes : ainsi le dahlia...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 377 du 12/03/2015
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