Dossier Interopérabilité

Maquette numérique et logiciels métiers en cours d’harmonisation

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide

Pour les bureaux d’études qui ont d’ores et déjà sauté le pas, le passage au BIM conduit à travailler à partir d’un modèle spatial unique. La maquette numérique, qui définit l’ouvrage en 3D, devient la base de tous leurs échanges avec l’ensemble de la maîtrise d’œuvre. Au fil de la conception, le modèle architectural initial s’enrichit des informations techniques apportées par les différents intervenants pour caractériser la structure, l’enveloppe, les façades, les fluides, les courants forts et faibles… Le volume d’informations fourni est d’autant plus important que la maquette numérique n’est plus seulement utilisée pour permettre la coordination spatiale et réduire les problèmes d’exécution sur chantier. Vincent Moraël, directeur du BET Arcora (groupe Ingerop), qui prend l’exemple du logiciel de conception de bâtiment Revit d’Autodesk, très utilisé sur les grosses opérations de bâtiment, constate ainsi une évolution « vers une maquette constructive plus complète, partagée via un logiciel comme Revit, qui permet de faire la synthèse 3D et d’avoir un support pour la partie qualitative et la partie exploitation maintenance ».

Vers un vocabulaire commun

À charge toutefois pour les bureaux d’études d’importer la maquette numérique architecturale ou de produire une modélisation spécifique dans leurs logiciels métiers et de réaliser une correspondance des bibliothèques d’objets et des matériaux entre les différents outils. Cette étape nécessite que la maquette spatiale et le logiciel métier utilisent le même format d’échange – sachant que le format IFC est aujourd’hui le plus répandu dans le monde -, mais également qu’ils partagent les mêmes éléments de langage, c’est-à-dire qu’ils aient la même définition de ce qu’ils désignent, par exemple, par un mur, un poteau ou une fenêtre.
Aujourd’hui, les principaux logiciels métiers du marché font l’objet de développements en ce sens de la part des éditeurs et les bureaux d’études sont souvent mis à contribution pour mettre en place des tests, confronter les calculs manuel et automatique et aider à l’amélioration des passerelles entre outils métiers et maquette numérique.

Un gain de temps bénéfique

C’est le cas du bureau d’études thermiques CT3E, petite structure de trois personnes, basée à Troyes, qui a collaboré avec l’éditeur Fauconnet à la création d’une passerelle entre...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 350 du 11/04/2016
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