Technique et chantier

Manitou ressuscite le BT 420

Mots clés : Industriels du BTP

Bâtiment. Moins de 1,50 m de large, la même capacité de charge de 2 t… Le producteur français de matériels de manutention présente un successeur au célèbre BT 420, équipé, cette fois, d’une cabine.

Quiconque a plus de 20 ans dans le métier se souvient du Manitou BT 420. Ce tout petit chariot télescopique avait connu un grand succès car il arrivait à porter 2 t, c’est-à-dire un peu plus qu’une palette de parpaings, tout en ne mesurant que 1,44 m de large pour 1,94 m de haut. Sa mission : entrer dans les parkings, passer par les portes cochères, voire circuler dans les étages pour y prendre des palettes et les distribuer sur le chantier. « C’est cette machine qui a rendu obsolète le chariot à mât frontal, qui avait la même compacité, mais pas la portée variable », se souvient François-Frédéric Piffard, directeur des ventes et du marketing chez Manitou. Ce télescope, même modeste (4 m), permettait d’aller chercher les palettes directement sur le plateau d’un camion en restant d’un seul côté. Avec godet, la machine versait facilement au-dessus des ridelles du camion-benne. Sorti en 1993, le BT 420 a été commercialisé pendant dix ans. Puis Manitou lui a trouvé un successeur : le SLT 415 Twisco. Certes un peu moins puissant (1,5 t de capacité, soit moins qu’une palette de parpaings) mais tout aussi compact. Mieux : deux roues à l’avant, une roue à l’arrière. Cette architecture tricycle lui permettait presque de tourner sur place, améliorant la maniabilité. Hélas ! Cette troisième roue exigeait une troisième rampe sur la remorque ou le plateau du camion pour pouvoir y grimper. Ce détail a ruiné la carrière commerciale du Twisco. Depuis lors, le plus petit Manitou était le MT 625, plus gros et plus large que son ancêtre. Plus maintenant ! Le MT 420 reprend les mêmes caractéristiques que le BT 420 : seulement 1,49 m de large pour 3,67 m de long ; 1,90 m de hauteur ; une hauteur de levage de 4,28 m pour une capacité de charge de 2 t. Mais, cette fois, avec une cabine. « La même que celle du MT 625 », précise François-Frédéric Piffard. Le pupitre et les commandes sont également au goût du jour pour faire de cette minimachine un vrai chariot télescopique, proposé avec le tablier standard Manitou ou, en option, un tablier de minichargeuse, ce qui lui ouvre un catalogue d’accessoires plus vaste. Son terrain de prédilection reste les chantiers urbains où il peut entrer dans le bâtiment et accéder à tous les points d’un camion sans avoir à en faire le tour. Il intéressera également les vendeurs de matériaux. Souhaitons-lui autant de succès qu’à son prédécesseur.

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