Négoce

Maisons performantes cherchent modèle économique

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle - Réglementation thermique et énergétique

Soumis aux exigences de la RT 2012, les constructeurs de maisons individuelles testent la mise en œuvre de labels plus exigeants.

Pour l’heure, les concepts mis à l’épreuve ne semblent pas adaptés à leurs débouchés commerciaux.

Bien avant l’entrée en vigueur de la RT 2012 (au janvier 2013), les constructeurs 1er de maisons individuelles avaient déjà participé à sa démocratisation en faisant de la performance énergétique un argument de vente auprès de leurs clients. « Avant la RT 2012, nous avions déjà mis en œuvre le label BBC. C’était alors une vraie rupture technique pour nous. Pour le client, cela avait un impact réel sur la valeur patrimoniale de son bien », défend Régis Croguennoc, responsable des études et de la conception chez Trecobat, constructeur de maisons individuelles en Bretagne, en Pays de la Loire et en Midi-Pyrénées.

Passivhaus, Bepos. De l’avis de tous les professionnels, la RT 2012 a permis au secteur d’opérer une mutation dans son rapport au bâti et à l’énergie. Pourtant, alors que la nouvelle réglementation pointera le bout de son nez en 2018 et que les premiers labels gouvernementaux E+ C-ont récemment été décernés par le gouvernement (lire encadré page suivante), la plupart des constructeurs ne semblent pas s’être engagés en faveur d’une redéfinition du mode constructif actuel. En l’état, les exigences de la RT 2012 semblent pleinement convenir aux constructeurs.

Aujourd’hui, les particuliers souhaitant construire une maison qui aille au-delà de la RT 2012 doivent se tourner vers les solutions maison passive (Passivhaus, qui produit autant d’énergie qu’elle en consomme) ou Bepos (à énergie positive, c’est-à-dire qui produit plus d’énergie qu’elle en consomme). Dans les deux cas, ces systèmes constructifs engendrent un surcoût de 15 à 20 % du prix total de la construction, notamment parce qu’ils intègrent une part d’autoconsommation d’énergie nécessitant d’investir dans des panneaux photovoltaïques.

Techniquement, rien n’em-pê che les CMistes de répondre à ces labels ; économiquement, le modèle semble plus périlleux, car le budget des ménages ne suit pas : les...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 430 du 10/05/2017
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