Territoires Aménagement

« Maintenir un niveau élevé d’investissements pour développer la métropole »

Questions à Gérard Collomb, président (PS) de la Métropole de Lyon

Le président la métropole lyonnaise revient sur les enjeux de cette nouvelle collectivité, unique en son genre. Il mise sur la synergie des compétences et sur de grands projets pour la faire prospérer.

En quoi la Métropole de Lyon se distingue-t-elle des autres métropoles françaises ?

La Métropole de Lyon est la seule métropole française qui organise la fusion des compétences d’un département et d’une communauté urbaine. Depuis le 1er janvier 2015, la Métropole de Lyon n’est plus un établissement public de coopération intercommunale mais une collectivité à part entière. En cela, elle est avant-gardiste, et notre modèle, s’il fonctionne – ce dont je ne doute pas -, donnera des idées à d’autres collectivités. Je pense que, dans les années à venir, les métropoles passeront un cap supplémentaire et que les grands ensembles urbains adopteront une organisation spécifique.

Après six mois d’existence, la métropole a-t-elle réussi à intégrer les compétences du département ?

Oui. Contrairement à certaines craintes, il y a eu continuité de service, sans rupture d’aucune sorte. Aujourd’hui, nous passons à une autre étape. Compétence par compétence, nous analysons l’existant pour mieux marquer notre empreinte. Aussi, nous avons décidé de croiser un certain nombre de services pour apporter de la valeur ajoutée. Par exemple, nous marierons les compétences économiques avec le RSA, ou la prise en charge des personnes âgées et handicapées avec la production de logements adaptés.
Au niveau des compétences nouvellement intégrées comme la gestion des routes départementales et des ouvrages d’art, nous allons redémarrer les gros chantiers. Au niveau des collèges, le développement de certains quartiers nous conduira à construire deux nouveaux établissements sur le territoire métropolitain. Nous poursuivrons, bien sûr, le travail de rénovation des établissements.

A quelques jours du vote de la programmation pluriannuelle d’investissements, quelles sont vos priorités ?

Notre souhait est de maintenir un niveau d’investissement élevé pour accompagner le développement de la métropole et soutenir l’activité des entreprises et de l’emploi. Pour cela, nous avons entrepris un vaste chantier de réduction des dépenses de fonctionnement qui devrait nous permettre de dégager, sur le mandat, une enveloppe de 3,2 milliards d’euros d’investissement, et même de 3,5 milliards en y ajoutant les budgets annexes (eau, assainissement…). Les projets d’agglomération (Anneau des sciences, boulevard périphérique nord de Lyon…) mobiliseront 1,1 milliard d’euros. Une autre enveloppe de 1,22 milliard d’euros sera répartie à part égale entre Lyon-Villeurbanne et les autres communes. Elle sera fléchée sur les projets des communes, et 880 millions d’euros iront aux opérations récurrentes (entretien du patrimoine…).

Quelle stratégie urbaine allez-vous mettre en place ?

Nous nous plaçons dans une optique de développement multipolaire de la métropole. En dehors de la ville-centre, d’autres centralités doivent émerger. Certains grands projets du mandat concerneront donc Lyon, mais d’autres permettront de développer de nouveaux pôles, à Villeurbanne, Vaulx-en-Velin ou Vénissieux mais aussi en Val de Saône.

La Métropole de Lyon a-t-elle vocation à s’élargir ?

Nous nous sommes toujours construits sur la base de la libre adhésion. Si d’autres communes demandent à intégrer la métropole, nous les accepterons évidemment bien volontiers.

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