Annuel aménagement

Lyon Un pôle commercial, moteur de développement

Mots clés : Collectivités locales - Politique du logement - Rénovation d'ouvrage - Rénovation urbaine - Urbanisme commercial

A cheval sur les communes de Vaulx-en-Velin et de Villeurbanne (Rhône), le quartier du Carré de Soie, ancienne friche industrielle, est en pleine mutation. L’ouverture d’un pôle de commerces et de loisirs marque le point de départ de la redynamisation de ce territoire de 500 hectares qui, dans les trente ans à venir, accueillera près de 10 000 nouveaux logements et autant d’emplois.

Pour transformer un espace périphérique désindustrialisé en un morceau de ville, le Grand Lyon a sa solution : l’implantation de commerces et de loisirs. Cette recette, la communauté urbaine de Lyon l’expérimente actuellement au Carré de Soie, vaste quartier de 500 hectares s’étendant sur les communes de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin. Longtemps boudé par les Lyonnais, cet ancien territoire en friche attire les foules : depuis avril on se presse pour découvrir le nouveau pôle de commerces et de loisirs de l’est lyonnais. « La particularité de ce pôle imaginé par les architectes des cabinets FaulknerBrowns et Arte Charpentier est d’être un centre ouvert, à l’anglo-saxonne », souligne Pierre-Dominique Guérin, directeur de la mission Carré de Soie au Grand Lyon. Jean-Pierre Calvel, vice-président en charge de l’urbanisme commercial, renchérit : « Le pôle est à l’opposé des gigantesques centres commerciaux des années 1970, symboles de la société de consommation. Carré de Soie a été conçu comme un lieu dédié à l’épanouissement de la personne, au sport, à la culture, aux loisirs de plein air, au « fun shopping ». Il répond au nouveau concept du bonheur, celui de la civilisation des loisirs ».

Le pôle se décline en trois constructions majeures. Le bâtiment principal reçoit sur deux niveaux des commerces, le complexe cinématographique et un parc de stationnement en superstructure sur trois niveaux. Un ensemble d’îlots bâtis, accueille sur un niveau des boutiques et des espaces de restauration, équipés d’une double entrée donnant d’une part sur le mail intérieur longeant le bâtiment principal et, d’autre part, sur l’avenue de Böhlen, axe principal du quartier. Dernier élément : l’ancien hippodrome, situé de l’autre côté de l’avenue de Böhlen. Ses tribunes ont été entièrement rénovées et il accueille en son cœur un vaste espace voué aux manifestations et aux activités de loisirs : poney-club, aire de glisse, terrain de beach sport, boulodrome, etc.

Le promoteur Altarea et la financière Euris ont investi 130 millions d’euros pour réaliser ce pôle. « Carré de Soie est sans conteste le moteur de la transformation à venir du quartier », affirme Bruno Dumetier, architecte urbaniste en chef du projet, satisfait de plancher sur le devenir d’un territoire où, avec 14 000 habitants et autant d’emplois, la mixité fonctionnelle existe déjà. Grâce à une forte desserte en transports en commun (bus, métro et tram), Bruno Dumetier a pu proposer un projet favorisant les allées piétonnes et les pistes cyclables. « Le Carré de Soie va se développer sur le concept d’un parc habité, mettant en valeur le canal de Jonage et ses berges. Une promenade jardinée sera créée, et les immeubles édifiés seront limités à 22 m de haut. Les arbres domineront le quartier. »

Et les réserves foncières permettent de se projeter à long terme. « Sur les 500 hectares du Carré de Soie, au moins 150 sont mutables. Soit un potentiel de 1,5 million de m2 de plancher supplémentaire à l’échelle de trente ans. Nous nous attendons à 25 000 habitants et 10 000 à 15 000 emplois en plus », dévoile Pierre-Dominique Guérin. La prochaine étape est la reconversion de l’ancienne usine Tase, édifiée en 1925 et fermée en 1986. Ce bâtiment en R 2 de 10 000 m2 accueillera des locaux commerciaux, des bureaux, des ateliers d’artistes et des logements en duplex. Le promoteur Bouwfonds Marignan, propriétaire des lieux, devrait déposer un permis de construire avant la fin de l’année.

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ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage: SNC Alta Marigny, détenue par Altarea (50%) et Foncière Euris (50%).

Maître d’œuvre: FaulknerBrowns Architects (conception); Arte Charpentier (réalisation).

Surfaces commerciales: 60000 m2.

Surfaces de loisirs en plein air: 70000 m2.

Réalisation: 2007-2009.

Coût total: 130 millions d’euros.

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